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Se défendre - Une philosophie de la violence (French Edition)

معرفی کتاب «Se défendre - Une philosophie de la violence (French Edition)» نوشتهٔ Elsa Dorlin, Margarita Martínez، منتشرشده توسط نشر La Découverte در سال 2018. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.

Une philosophie de la violence Elsa DORLIN En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ». Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense. Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler. "En 1685, le Code noir défendait " aux esclaves de porter aucunes armes offensives ni de gros bâtons " sous peine de fouet. Au xixe siècle, en Algérie, l'État colonial français interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s'armer. Aujourd'hui, certaines vies comptent si peu que l'on peut tirer dans le dos d'un adolescent tout en prétendant qu'il était agressif, armé et menaçant. Une ligne de partage oppose historiquement les corps " dignes d'être défendus " et ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce " désarmement " organisé des subalternes et des opprimés au profit d'une minorité jouissant d'un droit permanent à porter des armes et à en user impunément pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense. Du jiu-jitsu des suffragettes aux pratiques insurrectionnelles du ghetto de Varsovie, des fusils des Black Panthers aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie philosophique de l'autodéfense politique. Derrière l'histoire officielle de la légitime défense, il est ici question du récit des " éthiques martiales de soi ", ces histoires ensevelies où le Sujet ne préexiste pas à sa propre défense, où le fait de se défendre en attaquant apparaît à la fois comme la condition de possibilité d'un soi et la matière des mythologies politiques. Cette histoire - une histoire de la violence - conditionne la définition même de la subjectivité moderne. Elle s'écrit à la lumière d'une relecture critique de l'histoire de la philosophie politique, où Hobbes et Locke sont à confronter avec Franz Fanon, Michel Foucault ou Judith Butler."--Page 1 et 4 de la couverture "En 1685, le Code noir défendait "aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons" sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l'État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s'armer. Aujourd'hui, certaines vies comptent si peu que l'on peut tirer dans le dos d'un adolescent noir au prétexte qu'il était "menaçant". Une ligne de partage oppose historiquement les corps "dignes d'être défendus" à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce "désarmement" organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense. Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l'insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l'autodéfense politique. Sous l'histoire officielle de la légitime défense affleurent des "éthiques martiales de soi", pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu'elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler."--Page 4 of cover "En 1685, le Code noir dfendait aux esclaves de porter aucunes armes offensives ni de gros btons sous peine de fouet. Au XIXe sicle, en Algrie, ltat colonial interdisait les armes aux indignes, tout en accordant aux colons le droit de sarmer. Aujourdhui, certaines vies comptent si peu que lon peut tirer dans le dos dun adolescent Noir au prtexte quil tait menaant . Une ligne de partage oppose historiquement les corps dignes dtre dfendus ceux qui, dsarms ou rendus indfendables, sont laisss sans dfense. Ce dsarmement organis des subalternes pose directement, pour tout lan de libration, la question du recours la violence pour sa propre dfense. Des rsistances esclaves au jiu-jitsu des suffragistes, de linsurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une gnalogie de lautodfense politique. Sous lhistoire officielle de la lgitime dfense affleurent des thiques martiales de soi , pratiques ensevelies o le fait de se dfendre en attaquant apparat comme la condition de possibilit de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence claire la dfinition mme de la subjectivit moderne, telle quelle est pense dans et par les politiques de scurit contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, o Hobbes et Locke ctoient Franz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, Audre Lorde ou Judith Butler." Prologue : Ce que peut un corps La fabrique des corps désarmés Brève histoire du port d’armes Désarmer les esclaves et les indigènes : droit de tuer contre subjectivité à « mains nues » Ascèse martiale : cultures de l’autodéfense esclave La force noire de l’Empire : « Vive le patriarcat, vive la France ! » Défense de soi, défense de la Nation Mourir pour la patrie « Femmes, armons‐nous » : les bataillons d’Amazones Armée citoyenne ou défense du Capital ? Le ju‐jitsu des suffragistes : combat rapproché et antinationalisme Testaments de l'autodéfense Mourir en combattant : l’insurrection du ghetto de Varsovie L’autodéfense comme doctrine nationale Généalogie du krav maga L’État ou le non-monopole de la défense légitime Hobbes ou Locke, deux philosophies de la défense de soi Se faire justice soi‐même : milices et « coopératives judiciaires» Le vigilantisme ou la naissance de l’État racial Justice blanche Du lynchage à la légitime défense : « un mensonge cousu de fil blanc » « Il faut défendre les femmes » Self-défense : power to the people ! En finir avec la non-violence : «Arm Yourself or Harm Yourself» Les Black Panthers : l’autodéfense comme révolution politique Autodéfense et sécurité SAFE ! Autodéfense et politique de la rage De la vengeance à l’empowerment Répliquer Sans défense Phénoménologie de la proie Épistémologie du souci des autres et care négatif Remerciements Notes
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