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Politiques de l'amitié ;: Suivi de L'oreille de Heidegger (Collection La Philosophie en effet) (French Edition)

معرفی کتاب «Politiques de l'amitié ;: Suivi de L'oreille de Heidegger (Collection La Philosophie en effet) (French Edition)» نوشتهٔ Jacques Derrida، منتشرشده توسط نشر Galilée در سال 1994. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.

« "...le mot qu'Aristote avoit tres-familier : 'O mes amis, il n'y a nul amy'." (Montaigne, De l'amitié.)Dernier mot, dernière volonté, cette sentence testamentaire nous vient du fond des temps. Sourdement soupirée, transmise et traduite, transférée aussi en tant de langues. Mais l'apostrophe appelle peut-être une science nouvelle, comme si elle ne consentait à se laisser aimer, au prix d'une philologie singulière, que pour une philosophie encore à venir.À méditer inlassablement l'aporie d'une telle adresse, on s'enfonce dans le labyrinthe de sa provenance mais aussi de son avenir.Par provision, voici un fil d'Ariane, justement, un seul fil, tenu de main de femme, de fille, de sœur : où chemine la politique de ce "mot" ? Ouvertement ou en secret, une architecture de la cité ou de l'État n'aurait-elle pas orienté cette provocation ? Une généalogie du politique ne s'est-elle pas liée, dans notre tradition, au couple ami/ennemi et, en lui, au concept canonique et dominant de l'amitié ?L'analyse ici proposée serait aussi une contre-généalogie. Elle inquiète en effet le motif généalogique lui-même, un certain ordre de la filiation, à savoir le schème familial et phallocentrique de la fraternité, la figure du frère (plutôt que de la sœur), la virilité de la vertu dont l'autorité reste si souvent incontestée dans notre culture de l'amitié et dans les modèles accrédités de la démocratie.À l'horizon de toutes ces questions, celle de la vertu, donc, dans une démocratie à venir. La vertu, est-ce une chose du passé ? Oui et non.Le mot ainsi prêté à Aristote, qui ne l'a pas cité ? Une fois infléchi ou orchestré, jusque dans sa grammaire, par un concert d'interprètes somnambules, vigilants et automatiques, voici qu'il traverse en rêvant, récitation psalmodiée d'une immense rumeur, le grand jour de notre mémoire : de Montaigne à Kant, par exemple, de Nietzsche à Blanchot, oui, Blanchot, l'ami de Bataille et des penseurs de ce temps, le penseur de L'Amitié ("...tandis que je me remémore la parole attribuée par Diogène Laërce à Aristote : 'O mes amis, il n'y a pas d'ami'", ce sont aussi les derniers mots d'un autre livre de Blanchot, Foucault tel que je l'imagine).Mais l'avenir de "ce mot qu'Aristote avoit tres-familier" vient encore sur nous. Déjà là, c'est comme s'il ne nous était pas encore arrivé, tenant en réserve, dans l'un de ses plis, une promesse de démocratie encore impensée, encore impossible, toujours à venir : la promesse même. »J. D.SOMMAIRE : Avant-proposOligarchies : nommer, énumérer, dénombrerAimer d'amitié : peut-être - le nom et l'adverbeCette « vérité » folle : le juste nom d'amitiéL'ami revenant (au nom de la « démocratie »)De l'hostilité absolue. La cause de la philosophie et le spectre du politiqueSerment, conjuration, fraternisation - ou la question « armée »Celui qui m'accompagneReplis« En langue d'homme, la fraternité »« Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité »L'Oreille de HeideggerPhilopolémologie (Geschlecht IV)Portées de voix. Rhétorique de l'amitiéL'avoir, l'être et l'autre : tendre l'oreille, accorder ce qu'on n'a pasQuelques-uns (Le mariage du ciel et de l'enfer)Tautologie, monologie, otologie. Le sacrifice de Heidegger le mot quAristote avoit tres-familier : O mes amis, il ny a nul amy. (Montaigne, De lamiti.) Dernier mot, dernire volont, cette sentence testamentaire nous vient du fond des temps. Sourdement soupire, transmise et traduite, transfre aussi en tant de langues. Mais lapostrophe appelle peut-tre une science nouvelle, comme si elle ne consentait se laisser aimer, au prix dune philologie singulire, que pour une philosophie encore venir. mditer inlassablement laporie dune telle adresse, on senfonce dans le labyrinthe de sa provenance mais aussi de son avenir. Par provision, voici un fil dAriane, justement, un seul fil, tenu de main de femme, de fille, de sur : o chemine la politique de ce mot ? Ouvertement ou en secret, une architecture de la cit ou de ltat naurait-elle pas orient cette provocation ? Une gnalogie du politique ne sest-elle pas lie, dans notre tradition, au couple ami/ennemi et, en lui, au concept canonique et dominant de lamiti ? Lanalyse ici propose serait aussi une contre-gnalogie. Elle inquite en effet le motif gnalogique lui-mme, un certain ordre de la filiation, savoir le schme familial et phallocentrique de la fraternit, la figure du frre (plutt que de la sur), la virilit de la vertu dont lautorit reste si souvent inconteste dans notre culture de lamiti et dans les modles accrdits de la dmocratie. lhorizon de toutes ces questions, celle de la vertu, donc, dans une dmocratie venir. La vertu, est-ce une chose du pass ? Oui et non. Le mot ainsi prt Aristote, qui ne la pas cit ? Une fois inflchi ou orchestr, jusque dans sa grammaire, par un concert dinterprtes somnambules, vigilants et automatiques, voici quil traverse en rvant, rcitation psalmodie dune immense rumeur, le grand jour de notre mmoire : de Montaigne Kant, par exemple, de Nietzsche Blanchot, oui, Blanchot, lami de Bataille et des penseurs de ce temps, le penseur de LAmiti (tandis que je me remmore la parole attribue par Diogne Larce Aristote : O mes amis, il ny a pas dami, ce sont aussi les derniers mots dun autre livre de Blanchot, Foucault tel que je limagine). Mais lavenir de ce mot quAristote avoit tres-familier vient encore sur nous. Dj l, cest comme sil ne nous tait pas encore arriv, tenant en rserve, dans lun de ses plis, une promesse de dmocratie encore impense, encore impossible, toujours venir : la promesse mme. J. D. SOMMAIRE Avant-propos Oligarchies : nommer, numrer, dnombrer Aimer damiti : peut-tre le nom et ladverbe Cette vrit folle : le juste nom damiti Lami revenant (au nom de la dmocratie ) De lhostilit absolue. La cause de la philosophie et le spectre du politique Serment, conjuration, fraternisation ou la question arme Celui qui maccompagne Replis En langue dhomme, la fraternit Pour la premire fois dans lhistoire de lhumanit LOreille de Heidegger Philopolmologie (Geschlecht IV) Portes de voix. Rhtorique de lamiti Lavoir, ltre et lautre : tendre loreille, accorder ce quon na pas Quelques-uns (Le mariage du ciel et de lenfer) Tautologie, monologie, otologie. Le sacrifice de Heidegger Oligarchies: Naming, Enumerating, Counting. -- Loving In Friendship: Perhaps -- The Noun And The Adverb. -- This Mad 'truth': The Just Name Of Friendship. -- The Phantom Friend Returning (in The Name Of 'democracy'). -- On Absolute Hostility: The Cause Of Philosophy And The Spectre Of The Political. -- Oath, Conjuration, Fraternization Or The 'armed' Question. -- He Who Accompanies Me. -- Recoils. -- 'in Human Language, Fraternity ... '. -- 'for The First Time In The History Of Humanity'. Jacques Derrida. Includes Bibliographical References.
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