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Maintenant la finitude: Peut-on penser l'absolu ? (Bibliothèque des savoirs) (French Edition)

معرفی کتاب «Maintenant la finitude: Peut-on penser l'absolu ? (Bibliothèque des savoirs) (French Edition)» نوشتهٔ Michel Bitbol، منتشرشده توسط نشر Flammarion; FLAMMARION در سال 2019. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.

Depuis plusieurs années, les «nouveaux réalismes» sont au coeur d'un vif débat philosophique. Ce livre y prend part en faisant la critique de l'une de leurs principales variétés, le «matérialisme spéculatif» de Quentin Meillassoux (auteur, en 2006, de Après la finitude). Il s'oppose à cette doctrine sur trois points. Loin d'être un «étrange savoir» de philosophes ignorant les sciences, l'idée que les connaissances sont relatives au langage, à l'action et à la situation voire à ce que l'on vit à présent est la clé pour comprendre les théories physiques. Loin de valoir «indépendamment des chercheurs», les faits «ancestraux» dont aucun être humain n'a pu être le témoin (comme le Big Bang) n'acquièrent leur sens que relativement à la recherche actuelle de leurs traces. Loin d'être pensable, l'absolu demeure dans l'angle mort du savoir rationnel. L'absolu n'a d'ailleurs pas besoin d'être pensé pour être envisagé ; il se manifeste comme un saisissement silencieux, comme le choc de percevoir à l'instant la souveraine contingence de ce qu'il y a. En voulant réfuter le constat kantien de la finitude humaine, le matérialisme spéculatif débouche ainsi, contre son gré, sur une finitude plus extrême encore : celle de l'expérience présente singulière. Par sa critique épistémologique, Michel Bitbol rétablit la réflexion philosophique contemporaine sur des bases sûres. Il montre que nulle spéculation, métaphysique ou post-métaphysique, ne peut prétendre à la connaissance. Et il confie l'absolu à l'ouverture contemplative. Maintenant la finitude......Page 1 Introduction......Page 7 I. Révolution copernicienne ou contre-révolution ptolémaïque ?......Page 39 Une métaphysique réflexive......Page 40 Le paradigme transcendantal......Page 42 La narration scientifique, révolte implicite contre la réflexivité transcendantale......Page 44 Le réalisme scientifique, révolte explicite contre la réflexivité transcendantale......Page 46 La brisure romantique du cadre de la finitude......Page 52 Sur le sens de la révolution astronomique de Copernic......Page 54 Relativité et finitude dans le geste de Copernic......Page 59 La finitude, entre image copernicienne et principe génératif kantien......Page 62 Signes internes de finitude, et mathématiques d'un sujet fini......Page 65 La blessure narcissique redoublée du matérialiste spéculatif......Page 68 Les mathématiques, index d'absolu ?......Page 70 Dieu, la preuve ontologique, et l'auto-dépassement du sujet......Page 73 Retrouver le monde extérieur par l'auto-dépassement du sujet......Page 78 La chose en soi : une non-chose proche de soi......Page 89 La chose en soi comme limite et comme fonction du connaître......Page 91 Remonter vers la chose qu'il y a en soi......Page 94 La réaction romantique contre les sciences objectives : le cas de Goethe......Page 97 Le matérialisme spéculatif, une synthèse baroque des révoltes scientifique et romantique......Page 103 Le matérialisme spéculatif ou l'oubli de l'être-situé......Page 105 II. L'argument-maître au présent de son énonciation......Page 111 Une logique de la réception......Page 112 Le dialogue et l'argument élenctique......Page 114 Première parade contre l'argument élenctique matérialiste : suspendre le discours sur l'absolu......Page 116 Deuxième parade contre l'argument élenctique matérialiste : l'argument méta-élenctique......Page 117 Analogie avec un débat en philosophie de l'esprit : conscience et transparence cognitive......Page 118 À qui revient le dernier mot, entre les arguments élenctique et méta-élenctique ?......Page 120 Contradiction pensée et contradiction vécue......Page 122 Une stratégie méta-élenctique contre l'argument-maître......Page 125 Contradiction performative et contradiction pragmatique......Page 128 Au-delà de la contradiction pragmatique : la contradiction existentielle......Page 132 Comment montrer au matérialiste spéculatif sa propre contradiction existentielle ?......Page 135 L'absolu de la mort au présent de l'indicatif......Page 136 Le pouvoir-être-autre au présent de l'indicatif......Page 139 « Je » en sa nécessité absolue......Page 140 III. Autour de la stupéfaction d'être......Page 143 Sous les thèses, les actes de pensée......Page 144 L'impact instantané de l'argument élenctique et la question « pourquoi y a‐‐l quelque chose plutôt que rien ? »......Page 145 La raison de tout ce qui est, au point d'épuisement de la raison......Page 148 Une invitation à habiter la question exhaustive......Page 150 Qu'est-ce qu'être ? Les horizons de la différence......Page 151 L'être et les langues (1) : entre croissance et persistance......Page 154 L'être et les langues (2) : l'éclosion de la présence......Page 155 L'être reconduit à l'apparaître......Page 157 Parménide, l'être-maintenant et l'étant total......Page 159 « Pourquoi y a‐t‐il quelque chose plutôt que rien ? » : quand on participe de la chose......Page 163 « Plutôt que rien » : la patience de se livrer à la question......Page 170 Retour à la source unique de l'existence et du désir d'élucider......Page 173 L'être, l'expérience de rien et les bords du temps......Page 177 Le présent, sanctuaire de certitude......Page 182 Le réel en deçà du réalisme : un signe de finitude......Page 184 L'être et le rien dans le questionnement......Page 187 IV. Sur la nature des lois......Page 191 Que serait‐n dans le chaos ?......Page 192 Poussée d'être, poussée ordonnatrice......Page 195 Faut‐l qu'un ordre légal existe indépendamment de nous ?......Page 197 La neutralité de l'agir et le geste de légaliser......Page 202 Une épistémologie néo-pragmatiste......Page 206 La nécessité des lois et la pluralité des mondes......Page 209 Une nécessité à visage humain......Page 212 Peut‐n montrer qu'une forme de loi est nécessaire ?......Page 218 Désordre possible, ordre présumé......Page 221 Suspendre le jugement sur un monde hors science......Page 223 La physique quantique a-t‐lle vraiment signifié l'échec de l'épistémologie kantienne ?......Page 226 A priori relatif et formes affaiblies de nécessité......Page 228 Comment extraire une nature de l'histoire......Page 235 La théorie quantique comme effort de naturalisation à partir d'un fond historique......Page 237 L'empreinte formelle du projet de surmonter la contingence de l'histoire......Page 242 Pourquoi les lois quantiques sont nécessairement ainsi et pas autrement......Page 248 Une solution corrélationniste de l'énigme de l'induction......Page 252 V. Une genèse continuée du transcendantal : sur la contingence de la corrélation......Page 259 La genèse occultée, mais pas niée, des formes de la pensée......Page 260 Epigenèse ou préformation des formes de la pensée ?......Page 262 L'action comme matrice des formes de la pensée......Page 265 Une dynamique de l'être-agissant......Page 268 Avant le clivage intérieur-extérieur......Page 271 Philosophies de la mort ou philosophies de la vie ?......Page 275 L'auto-consistance épistémologique en son coeur......Page 277 Epistémologie normative, épistémologie naturalisée, théorie de la décision : une confrontation vivante......Page 281 L'auto-consistance réaliste : représentation, cognition, et décision rationnelle......Page 284 L'auto-consistance corrélationniste I : relation et énaction......Page 291 Intermède : deux approches philosophiques de l'endo-ontologie......Page 302 L'auto-consistance corrélationniste II : théorie de la décision contextuelle......Page 308 Le corrélationnisme comme principe d'intelligibilité de la physique contemporaine......Page 311 VI. Le Big Bang vu de maintenant : critique de l'ancestralité......Page 317 « Ils voient sans voir » : Einstein face au renouveau épistémologique de Bohr......Page 318 À quoi les énoncés ancestraux sont‐ls relatifs ?......Page 324 L'ancestralité en ce présent vivant......Page 328 Un sens aigu de l'engagement épistémique......Page 330 Une caricature de relativisation du passé : Bruno Latour et Ramsès II......Page 333 Passé suspendu, présent vibrant : avoir recours au rêve lucide......Page 338 Les énoncés ancestraux dans la tourmente des révolutions scientifiques......Page 341 Sur l'énoncé ancestral ultime : la fragilité de l'âge de l'univers......Page 344 La constante de Hubble comme garde-temps......Page 346 Extrapoler les lois présentes vers des lois passées......Page 352 Le passé pourrait‐il être balayé par l'hyper-chaos ?......Page 359 Extrapoler les horloges présentes vers des horloges passées : l'infini ou l'indéfini de l'ancestral......Page 363 Relativiser la forme des énoncés ancestraux sans relativisme......Page 370 VII. Les « faits » au présent de leur réactivation : un enseignement négligé de la théorie quantique......Page 375 La mécanique quantique comme théorie de la prévision corrélationnelle......Page 376 Clarification de quelques énigmes quantiques sur le mode corrélationnel......Page 379 Les mesures quantiques « sans interaction » et leur corrélation à un acte expérimental présent......Page 383 La proximité accrue du présent : expériences à choix retardé et gommes quantiques......Page 388 La relativité des observables quantiques à la forme présente de l'appareillage......Page 396 L'environnement quotidien est‐l le dernier refuge de l'ancestralité ?......Page 399 Persistance de la relativité quantique dans un quotidien approximativement absolutisé......Page 402 Suspendre l'énonciation de « faits » passés lève-t‐il l'énigme de la non-localité ?......Page 408 Non-localité ou rejet radical du réalisme ?......Page 413 Plus réel que le quotidien : sa présence......Page 416 De l'affaiblissement du monde-de-la-vie au sol transcendantal......Page 419 Une phénoménologie du « fait avéré »......Page 423 Le caractère conjectural des « faits » passés, et la dissolution de la non-localité......Page 426 Une explication non-ancestrale des corrélations quantiques......Page 431 Doit‐on alors admettre que seul le présent existe ?......Page 435 VIII. D'un absolu sans objet......Page 441 Absolu impensé, absolu éprouvé......Page 442 Cela même est l'absolu......Page 446 L'irraison comme signe oblique de l'inséparation......Page 451 L'absolu à la première personne du singulier......Page 456 La mort de la personne au singulier absolu......Page 463 Juste une saveur de Tout : le monolithe et le sacré......Page 468 Conclusion......Page 477 Bibliographie......Page 485 Index......Page 507 "Depuis plusieurs années, les "nouveaux réalismes" sont au cœur d'un vif débat philosophique. Ce livre y prend part en faisant la critique de l'une de leurs principales variétés, le " matérialisme spéculatif " de Quentin Meillassoux (auteur, en 2006, de Après la finitude). Il s'oppose à cette doctrine sur trois points. Loin d'être un "étrange savoir" de philosophes ignorant les sciences, l'idée que les connaissances sont relatives au langage, à l'action et à la situation - voire à ce que l'on vit à présent - est la clé pour comprendre les théories physiques. Loin de valoir "indépendamment des chercheurs", les faits "ancestraux" dont aucun être humain n'a pu être le témoin (comme le Big Bang) n'acquièrent leur sens que relativement à la recherche actuelle de leurs traces. Loin d'être pensable, l'absolu demeure dans l'angle mort du savoir rationnel. L'absolu n'a d'ailleurs pas besoin d'être pensé pour être envisagé ; il se manifeste comme un saisissement silencieux, comme le choc de percevoir à l'instant la souveraine contingence de ce qu'il y a. En voulant réfuter le constat kantien de la finitude humaine, le matérialisme spéculatif débouche ainsi, contre son gré, sur une finitude plus extrême encore : celle de l'expérience présente singulière. Par sa critique épistémologique, Michel Bitbol rétablit la réflexion philosophique contemporaine sur des bases sûres. Il montre que nulle spéculation, métaphysique ou post-métaphysique, ne peut prétendre à la connaissance. Et il confie l'absolu à l'ouverture contemplative."-- Page 4 de la couverture Cub. post.: "Depuis plusieurs anneés, les "nouveaux reálismes" sont au cœur d'un vif deb́at philosophique. Ce livre y prend part en faisant la critique de l'une de leurs principales variet́eś, le " mateŕialisme spećulatif " de Quentin Meillassoux (auteur, en 2006, de Apres̀ la finitude). Il s'oppose a ̀cette doctrine sur trois points. Loin d'et̂re un "et́range savoir" de philosophes ignorant les sciences, l'ideé que les connaissances sont relatives au langage, a ̀l'action et a ̀la situation - voire a ̀ce que l'on vit a ̀preśent - est la cle ́pour comprendre les theóries physiques. Loin de valoir "indeṕendamment des chercheurs", les faits "ancestraux" dont aucun et̂re humain n'a pu et̂re le teḿoin (comme le Big Bang) n'acquier̀ent leur sens que relativement a ̀la recherche actuelle de leurs traces. Loin d'et̂re pensable, l'absolu demeure dans l'angle mort du savoir rationnel. L'absolu n'a d'ailleurs pas besoin d'et̂re pense ́pour et̂re envisage ́; il se manifeste comme un saisissement silencieux, comme le choc de percevoir a ̀l'instant la souveraine contingence de ce qu'il y a. En voulant ref́uter le constat kantien de la finitude humaine, le mateŕialisme spećulatif deb́ouche ainsi, contre son gre,́ sur une finitude plus extrem̂e encore : celle de l'expeŕience preśente singulier̀e. Par sa critique eṕisteḿologique, Michel Bitbol ret́ablit la ref́lexion philosophique contemporaine sur des bases sur̂es. Il montre que nulle spećulation, met́aphysique ou post-met́aphysique, ne peut pret́endre a ̀la connaissance. Et il confie l'absolu a ̀l'ouverture contemplative." "Depuis plusieurs années, les "nouveaux réalismes" sont au coeur d'un vif débat philosophique. Ce livre y prend part en faisant la critique de l'une de leurs principales variétés, le "matérialisme spéculatif" de Quentin Meillassoux (auteur, en 2006, de Après la finitude). Il s'oppose à cette doctrine sur trois points. Loin d'être un "étrange savoir" de philosophes ignorant les sciences, l'idée que les connaissances sont relatives au langage, à l'action et à la situation - voire à ce que l'on vit à présent - est la clé pour comprendre les théories physiques. Loin de valoir "indépendamment des chercheurs", les faits "ancestraux" dont aucun être humain n'a pu être le témoin (comme le Big Bang) n'acquièrent leur sens que relativement à la recherche actuelle de leurs traces. Loin d'être pensable, l'absolu demeure dans l'angle mort du savoir rationnel. L'absolu n'a d'ailleurs pas besoin d'être pensé pour être envisagé ; il se manifeste comme un saisissement silencieux, comme le choc de percevoir à l'instant la souveraine contingence de ce qu'il y a. En voulant réfuter le constat kantien de la finitude humaine, le matérialisme spéculatif débouche ainsi, contre son gré, sur une finitude plus extrême encore : celle de l'expérience présente singulière. Par sa critique épistémologique, Michel Bitbol rétablit la réflexion philosophique contemporaine sur des bases sûres. Il montre que nulle spéculation, métaphysique ou post-métaphysique, ne peut prétendre à la connaissance. Et il confie l'absolu à l'ouverture contemplative."--Back cover
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