Les métaphysiques sacrificielles comme maintien de l'ordre cosmopolitique
معرفی کتاب «Les métaphysiques sacrificielles comme maintien de l'ordre cosmopolitique» نوشتهٔ Thierry Marin، منتشرشده توسط نشر L 'Harmattan در سال 2019. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.
Il nous faut reconsidérer les métaphysiques successives comme l'articulation des moments de l'être, de l'apparaître, et de l'évaluation de leur rapport. Une métaphysique sacrificielle tend à enfermer ce rapport entre l'être et l'apparaître dans une grande pince divine de prévisibilité : l'être est destiné à l'homme prométhéen, et seul lui serait capable de faire apparaître un monde. Mais si l'on prend au sérieux l'hypothèse communiste que toutes les forces de vie sont des foyers d'apparaitre à égalité, alors cette pince devient une véritable police de maintien d'un ordre hiérarchique, incapable de penser les éclosions du nouveau.0Les autres vies non humaines s'insurgent contre cette police et nos schèmes sacrificiels, pour nous restituer notre puissance d'agir : pour une extension, communiste et végétale, du domaine de l'agir en commun. "La métaphysique occidentale s'est inscrite dans une manière invariante de faire monde, qui repose sur le geste du sacrifice : toutes les formes de vie sont projetées sur une grande opposition axiale, disjoignant un ciel euphorique (Dieu, la substance, la subjectivité humaine...) et une terre abjectée, comme lieu des déchets, avec ses animaux, ses plantes... Elle se lit comme un récit qui opposerait Zeus et Prométhée au sommet du monde, pour la conquête d'un feu cosmique qui finirait toujours par servir à faire monter les fumées du sacrifice des autres formes de vie. Cette domination de métaphysiques sacrificielles est critiquée par l'auteur de cet essai, depuis le plan hétérogène d'affirmation d'une nouvelle philosophie de la Nature, qui partirait de l'axiome égalitaire de base que toutes les formes de vie participent à l'éclosion de nouveauté dans l'être. Il s'agit alors de se mettre à l'écoute des végétaux comme fictions propres à ouvrir des mondes neufs, non pour dire que seuls les végétaux importent, mais pour chercher un modèle qui permette de cueillir le réel dans sa diversité : humains, plantes, animaux... Non seulement les plantes sont bonnes à penser, mais elles sont aussi des ressources inouïes pour lancer de nouveaux mondes, riches en relations diverses et pourvus d'entités multiples."--Page 4 de la couverture "La métaphysique occidentale s'est inscrite dans une manière invariante de faire monde, qui repose sur le geste du sacrifice : toutes les formes de vie sont projetées sur une grande opposition axiale, disjoignant un ciel euphorique (Dieu, la substance, la subjectivité humaine...) et une terre abjectée, comme lieu des déchets, avec ses animaux, ses plantes... Elle se lit comme un récit qui opposerait Zeus et Prométhée au sommet du monde, pour la conquête d'un feu cosmique qui finirait toujours par servir à faire monter les fumées du sacrifice des autres formes de vie. Cette domination de métaphysiques sacrificielles est critiquée par l'auteur de cet essai, depuis le plan hétérogène d'affirmation d'une nouvelle philosophie de la Nature, qui partirait de l'axiome égalitaire de base que toutes les formes de vie participent à l'éclosion de nouveauté dans l'être. Il s'agit alors de se mettre à l'écoute des végétaux comme fictions propres à ouvrir des mondes neufs, non pour dire que seuls les végétaux importent, mais pour chercher un modèle qui permette de cueillir le réel dans sa diversité : humains, plantes, animaux... Non seulement les plantes sont bonnes à penser, mais elles sont aussi des ressources inouïes pour lancer de nouveaux mondes, riches en relations diverses et pourvus d'entités multiples."--Page 4 of cover Il nous faut reconsidérer les métaphysiques successives comme l'articulation des moments de l'être, de l'apparaître, et de l'évaluation de leur rapport. Une métaphysique sacrificielle tend à enfermer ce rapport entre l'être et l'apparaître dans une grande pince divine de prévisibilité : l'être est destiné à l'homme prométhéen, et seul lui serait capable de faire apparaître un monde. Mais si l'on prend au sérieux l'hypothèse communiste que toutes les forces de vie sont des foyers d'apparaitre à égalité, alors cette pince devient une véritable police de maintien d'un ordre hiérarchique, incapable de penser les éclosions du nouveau. Les autres vies non humaines s'insurgent contre cette police et nos schèmes sacrificiels, pour nous restituer notre puissance d'agir : pour une extension, communiste et végétale, du domaine de l'agir en commun. Introduction L’évolution des métaphysiques ou le chiasme en hystéron-protéron entre l’Homme et le ciel La permutation Homme-Dieu dans la figure sartrienne de la métaphysique Schelling et la mise en intrigue prométhéenne Une logologie de la Rédemption : une police métaphysique des places pour conjurer toute insurrection des phuances non humaines Hegel ou la rose sacrifiée par la croix de l’anthérection La tautologie cosmologique ou l’invariant d’un Logos du (Fichte) Nietzsche ou l’éternel retour du même schème sacrificiel La figure husserlienne de la métaphysique sacrificielle : chassez Zeus par Prométhée, il reviendra au galop Conclusion : la structure X/non-X/sur-X chez Kant, ou comment conjurer la surrection des phuances non humaines Ouverture : du principe de raison sacrificielle au principe de floraison
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