Le Soi et l’Autre : Identité, différence et altérité dans la philosophie de la Pratyabhijñā
معرفی کتاب «Le Soi et l’Autre : Identité, différence et altérité dans la philosophie de la Pratyabhijñā» نوشتهٔ par Isabelle Ratié، منتشرشده توسط نشر Koninklijke Brill N.V. در سال 2011. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.
Recent scholarship on S¿¿aivism has significantly expanded our knowledge of the religious dimensions of Medieval S¿¿aiva movements. However, the philosophical aspects displayed by some of the texts produced in these milieux remain largely unrecognized. The present study helps fill this lacuna by exploring the sophisticated and original philosophical system elaborated by the Kashmiri S¿¿aiva nondualists Utpaladeva (fl. c. 925-975) and Abhinavagupta (fl. c. 975-1025). The book shows that this system cannot be reduced to a mere scriptural exegesis and examines the genesis of the main concepts found in the Pratyabhijn¿¿a¿¿ (¿́¿Recognition¿́¿) philosophy while taking into account the complexity of the philosophical field (already occupied by various currents, Buddhist as well as Brahmanical) in which Utpaladeva¿́¿s thought was developed. Si les re¿¿cents travaux de recherche consacre¿¿s au s¿¿ivai¿sme ont permis de mieux comprendre les dimensions religieuses des mouvements s¿¿ivai¿tes me¿¿die¿¿vaux, les aspects proprements philosophiques de certains des textes produits dans ces milieux demeurent largement me¿¿connus. La pre¿¿sente¿¿ e¿¿tude se propose de contribuer a¿¿ combler cette lacune en explorant le syste¿¿me philosophique complexe et original e¿¿labore¿¿ par les s¿¿ivai¿tes non dualistes cachemiriens Utpaladeva (925-975) et Abhinavagupta (975-1025). Montrant que ce syste¿¿me ne se re¿¿duit pas a¿¿ une exe¿¿ge¿¿se scripturaire, l¿́¿ouvrage examine la gene¿¿se des concepts de la philosophie de la Pratyabhijn¿¿a¿¿ ou ¿́¿Reconnaissance¿́¿ en prenant en compte la complexite¿¿ du champ philosophique (de¿¿ja¿¿ investi par divers courants aussi bien bouddhiques que brahmaniques) dans lequel la pense¿¿e d¿́¿Utpaladeva s¿́¿est de¿¿veloppe¿¿e Table des Matières......Page 8 Avant-propos......Page 22 I. Le paradoxe de la reconnaissance de soi : identité, altération, altérité......Page 26 II. 1. L’arrière-plan religieux : le śivaïsme non dualiste et la question de l’identité......Page 29 II. 2. 1. Une voie phénoménologique et dialectique......Page 31 II. 2. 2. Philosophie ou théologie ?......Page 36 III. 1. Existe-t-il un Soi ? La question de la permanence (nityatva, sthairya) du sujet conscient......Page 39 III. 2. Tout est-il le Soi ? La question de l’extériorité (bāhyatva) de l’objet de conscience......Page 42 III. 3. Si tout est le Soi, quel statut ontologique pour l’altérité (paratva) et pour la différence (bheda) ?......Page 44 III. 4. Le problème du statut épistémologique et sotériologique de l’enquête sur le Soi......Page 45 IV. À propos de la démarche adoptée ici vis-à-vis des textes......Page 56 I. 1. L’école des logiciens bouddhistes : des cognitions sans Soi......Page 60 I. 1. 1. Cognition (jñāna) et manifestation (prakāśa)......Page 61 I. 1. 2. Cognitions et instantanéité (kṣaṇikatva)......Page 62 I. 1. 3. Auto-luminosité (svaprakāśatva) et conscience de soi (svasaṃvedana) de la cognition......Page 63 I. 1. 4. La thèse bouddhique : il n’est pas de Soi hors du soi des cognitions......Page 70 I. 1. 5. La distinction bouddhique entre perception (pratyakṣa)......Page 72 I. 1. 6. La notion bouddhique de drśyānupalabdhi : le Soi n’existe pas, parce qu’il n’est pas perçu......Page 74 I. 2. La critique bouddhique de la « cognition du Je » (ahaṃpratīti)......Page 76 I. 2. 1. La notion brahmanique de « cognition du Je »......Page 77 I. 2. 2. La critique bouddhique de la « cognition du Je »......Page 81 I. 2. 3. Sur l’argument mīmāṃsaka de la « cognition du Je » et la « reconnaissance » (pratyabhijñā)......Page 85 II. L’argument de l’inférence du Soi (ĪPK I, 2, 3-6) : la question de la mémoire......Page 87 II. 1. 1. Le souvenir comporte l’expérience passée, bien qu’elle soit détruite......Page 88 II. 1. 2. La mémoire, synthèse (anusaṃdhāna) de cognitions diverses, suppose un sujet unique......Page 91 II. 2. 1. La cause de la similarité entre l’objet expérimenté et l’objet du souvenir : la trace résiduelle (saṃskāra) (ĪPK I, 2, 4-5)......Page 94 II. 2. 2. La critique de l’argument ātmavādin fondé sur la relation entre les qualités (guṇa) et leur substrat (guṇin) (ĪPK I, 2, 5-6)......Page 100 III. La critique bouddhique du pouvoir de connaissance (jñānaśakti) : l’impossible relation du Soi et des cognitions......Page 105 III. 1. Le problème de la relation entre un Soi conscient et une cognition consciente (ĪPK I, 2, 7)......Page 106 III. 1. 1. L’inférence de la permanence (nityatva) du Soi à partir de sa nature consciente (citsvarūpa)......Page 107 III. 1. 2. La critique bouddhique : une cognition consciente serait un autre Soi ; une cognition inconsciente ne serait plus cognition......Page 116 III. 2. 1. La théorie sāṃkhya de l’intellect-miroir......Page 119 III. 2. 2. La critique bouddhique de la théorie de l’intellect-miroir : l’intellect-miroir doit lui-même être conscient......Page 126 IV. Remarques sur la stratégie de la Pratyabhijñā dans l’exposé du pūrvapakṣa......Page 131 Chapitre 2 La riposte de la Pratyabhijñā : le problème de la synthèse cognitive......Page 134 I. 1. Le confinement à soi (ātmaniṣṭhatva) de la cognition dans la perspective bouddhique et la question de l’expérience passée......Page 135 I. 2. 1. L’intégration du concept de cognition svasaṃvedana au système de la Pratyabhijñā : de la capacité à se manifester soi-même à l’impossibilité d’être objectivée......Page 137 I. 2. 2. Cette reformulation du principe bouddhique est-elle légitime ?......Page 143 I. 3. Le mécanisme des traces résiduelles n’explique pas la conscience de l’expérience passée......Page 149 II. 1. La thèse bouddhique du caractère illusoire du souvenir......Page 155 II. 2. 1. L’argument de l’essence de la mémoire (smrtitā)......Page 156 II. 2. 2. L’argument de l’établissement de l’objet (arthasthiti)......Page 158 II. 2. 3. L’argument de la théorie des traces résiduelles......Page 161 II. 2. 4. L’argument de l’impossibilité pour une cognition erronée de déterminer un objet réel......Page 162 III. 1. De la nécessité d’une synthèse mémorielle : mémoire, désir et vyavahāra......Page 168 III. 2. 1. L’impossibilité de la connexion (samanvaya)......Page 170 III. 2. 2. L’impossibilité de la causalité......Page 172 III. 2. 3. L’impossibilité de la contradiction......Page 178 III. 3. De la nécessité d’une synthèse perceptive......Page 182 III. 3. 1. La prise de conscience (vimarśa) ou la capacité immédiate de la conscience à s’appréhender comme . . .......Page 183 III. 3. 2. Toute manifestation consciente (prakāśa) suppose une prise de conscience (vimarśa) : la synthèse perceptive......Page 187 III. 4. Conclusion : l’impossibilité de la synthèse si la conscience n’est que cognitions......Page 192 I. 1. Le vocabulaire théiste de la kārikā et sa conceptualisation......Page 194 I. 2. 1. La définition du pouvoir de connaissance (jñānaśakti)......Page 199 I. 2. 2. La définition du pouvoir de mémoire (smrtiśakti)......Page 205 I. 2. 3. La définition du pouvoir d’exclusion (apohanaśakti)......Page 207 II. Le sujet, synthèse (anusaṃdhāna) des cognitions......Page 209 II. 1. Les cognitions (jñāna), formes contractées (saṃkucita) librement assumées par la conscience (cit)......Page 210 II. 2. La conscience (cit), agent et acte de la synthèse cognitive......Page 214 II. 3. Le sujet comme fondement de la connexion, de la causalité et dela contradiction......Page 216 II. 3. 1. Le sujet, condition de possibilité de la connexion......Page 217 II. 3. 2. Le sujet, condition de possibilité de la causalité......Page 219 II. 3. 3. Le sujet, condition de possibilité de la contradiction......Page 221 II. 4. 1. La temporalité des cognitions, reflet de la temporalité de leurs objets......Page 222 II. 4. 2. Sujet empirique et sujet absolu : deux prises de conscience du Je (ahaṃpratyavamarśa)......Page 229 II. 4. 3. Le sujet et la temporalité......Page 233 III. 1. 1. Le sujet du souvenir est libre......Page 237 III. 1. 2. Le sujet du souvenir est pourtant temporalisé......Page 238 III. 1. 3. Le sujet du souvenir – la conscience pure, en tant que sujet empirique......Page 239 III. 2. 1. La conscience de soi (svasaṃvedana) du souvenir doit être conscience d’avoir été l’expérience passée (ĪPK I, 4, 2-3)......Page 242 III. 2. 2. La prise de conscience (vimarśa) de l’expérience passée n’est pas une objectivation de l’expérience passée (ĪPK I, 4, 4-7)......Page 247 III. 2. 3. En quoi le souvenir est un concept (vikalpa) – et en quoi il ne l’est pas......Page 254 III. 3. Synthèse (anusaṃdhāna) et reconnaissance (pratyabhijñā)......Page 262 III. 4. 1. L’argument de la mémoire dans la kārikā I, 7, 5......Page 267 III. 4. 2. L’argument « direct » et l’argument par « supposition nécessaire » : une voie ou deux ?......Page 270 III. 4. 3. De la différence entre l’argument des chapitres I, 2-4 et celui de la kārikā I, 7, 5 – ou du rôle cathartique de la raison dans la Pratyabhijñā......Page 273 Chapitre 4 Le Soi, les cognitions, leur relation : la position de la Pratyabhijñā au sein de la controverse sur l’ātman......Page 278 I. 1. Ce que la position de Kumārila et celle de la Pratyabhijñā ont en commun : la reconnaissance de soi......Page 279 I. 2. 1. En quel sens la conscience du Soi est-elle pratyakṣa ?......Page 282 I. 2. 2. En quel sens la cognition du Je est-elle un vikalpa ?......Page 286 II. 2. 1. Les concepts de synthèse et de Soi-substrat dans le Nyāya et le Vaiśeṣika......Page 290 II. 2. 2. Les concepts de synthèse et de substrat dans la Pratyabhijñā......Page 292 III. 1. 1. En quoi le Soi est immanent aux cognitions selon la Pratyabhijñā......Page 296 III. 1. 2. En quoi le Soi transcende les cognitions selon la Pratyabhijñā......Page 298 III. 2. 1. La critique de l’intellect-miroir par la Pratyabhijñā : c’est le conscient qui reflète l’inconscient, et non l’inverse......Page 301 III. 2. 2. La critique de la conception sāṃkhya du Soi passif – un approfondissement de la notion de réflexion consciente......Page 305 IV. 1. 1. La continuité factice de l’individu : son objectivité......Page 314 IV. 1. 2. La racine de l’individuation : identification factice ou perte d’identité ?......Page 316 IV. 1. 3. La continuité réelle de l’individu : sa subjectivité......Page 317 IV. 2. 1. La conception bouddhique de l’identité comme pure unité : l’exemple de la critique de l’action......Page 319 IV. 2. 2. La réponse de la Pratyabhijñā : l’identité n’est pas unité, mais dynamisme......Page 324 IV. 2. 3. Identité et idéalisme......Page 329 Chapitre 5 Ce que l’idéalisme du Vijñānavāda et celui de la Pratyabhijñā ont en commun......Page 332 I. La thèse : la condition de possibilité de la manifestation externe de l’objet, c’est son existence interne (ĪPK I, 5, 1)......Page 334 II. L’impossibilité de la manifestation objective dans la perspective des externalismes brahmaniques et bouddhiques (ĪPK I, 5, 2)......Page 336 II. 1. 1. L’évidence du sens commun : l’objet de la perception est externe (bāhya)......Page 337 II. 1. 2. Être manifeste n’est pas une propriété inhérente à la nature de l’objet......Page 338 II. 2. 1. La thèse des bhāṭṭa : la propriété d’être manifeste (prakaṭatā), causée par l’acte cognitif, appartient à l’objet......Page 341 II. 2. 2. La thèse des bouddhistes externalistes : la particularité (viśeṣa ) d’être manifeste, conditionnée par l’acte cognitif, appartient à l’objet......Page 342 II. 2. 3. La réfutation des deux thèses : la relation de sujet à objet n’est pas seulement de causalité, mais d’identité......Page 344 II. 3. 1. La thèse des prābhākara : la cognition, qui est manifestation (prakāśa) de l’objet, est une propriété du sujet......Page 351 II. 3. 2. Sa réfutation : si la manifestation et l’objet sont séparés, la manifestation de l’objet est impossible......Page 353 II. 4. 1. La lumière ne peut être séparée (bhinna) de l’objet : elle doit constituer son essence......Page 362 II. 4. 2. La lumière ne peut être scindée (bhinna) en cognitions hétérogènes : son unité doit transcender la diversité objective......Page 363 III. L’impossibilité de la diversité phénoménale dans la perspective des externalismes brahmaniques et bouddhiques (ĪPK I, 5, 3)......Page 365 III. 1. La nécessité pour l’externaliste d’adopter la doctrine selon laquelle la conscience est sans aspect (nirākāratāvāda)......Page 366 III. 2. La réfutation du nirākāratāvāda......Page 368 III. 3. Si la conscience a l’aspect de l’objet, l’objet n’est-il qu’un aspect de la conscience ? L’argument du sahopalambhaniyama......Page 370 III. 4. La riposte des bouddhistes externalistes : la différenciation phénoménale a sa cause hors de la cognition......Page 373 III. 4. 2. Les cognitions diverses et les objets divers dépendent d’un même ensemble de conditions (ekasāmagrī)......Page 374 III. 5. 1. L’impossibilité d’expliquer par des causes externes les différences inhérentes aux objets manifestés......Page 379 III. 5. 2. L’impossibilité d’expliquer par des causes externes les différences inhérentes à la manifestation des objets......Page 383 IV. La conclusion de l’argument : être, c’est être manifeste......Page 386 Chapitre 6 Le miroir, le rêveur et le yogin – la réfutation de l’externalisme des sautrāntika et de l’idéalisme des vijñānavādin......Page 392 I. 1. 1. En quel sens l’objet externe est-il « un objet d’inférence » (anumeya ) ?......Page 393 I. 1. 2. La raison de l’inférence : la conscience, indifférenciée, ne peut être la cause de la diversité phénoménale......Page 397 I. 2. La théorie des imprégnations (vāsanā) du vijñānavādin et sa critique par le sautrāntika......Page 402 II. La critique de l’externalisme inférentiel des sautrāntika à l’aide d’arguments du Vijñānavāda (ĪPK I, 5, 6)......Page 410 II. 1. L’inférence de l’objet externe est inutile......Page 411 II. 2. 1. L’argument principal......Page 413 II. 2. 2. Les arguments additionnels......Page 415 III. Une alternative aux modèles du miroir et du rêveur : la création du yogin (ĪPK I, 5, 7)......Page 428 III. 1. Une création sans cause matérielle (nirupādāna)......Page 429 III. 2. 1. La « rationalisation » de la création du yogin : causalité mondaine (laukika) et causalité supramondaine (lokottara)......Page 435 III. 2. 2. La causalité supramondaine et le problème de l’inférence......Page 438 III. 3. 1. Un cercle logique ?......Page 441 III. 3. 2. Le rôle de l’exemple (drṣṭānta) dans l’inférence : un appel à l’expérience......Page 443 III. 3. 3. Le drṣṭānta : exemple ou analogie ? Trois hypothèses (saṃbhāvanā) pour rendre compte de la variété phénoménale......Page 444 III. 3. 4. Les analogies du rêve, du souvenir et de l’imagination......Page 449 III. 3. 5. Des raisons de la préférence de la Pratyabhijñā pour l’analogie du yogin......Page 452 III. 3. 6. La liberté créatrice de la conscience : hypothèse ou évidence ?......Page 463 IV. La critique de l’externalisme inférentiel des sautrāntika par la Pratyabhijñā (ĪPK I, 5, 8-9)......Page 467 IV. 1. La nécessité pour l’objet inféré d’avoir été perçu dans le passé......Page 468 IV. 2. 1. L’objection de l’externaliste : la distinction entre pratyakṣato drṣṭa et sāmānyato drṣṭa......Page 471 IV. 2. 2. La réponse de la Pratyabhijñā : même dans l’inférence des organes sensoriels, la causalité est directement perçue......Page 475 IV. 2. 3. Le problème de la conceptualisation de l’objet externe......Page 483 IV. 2. 4. L’ambiguïté du terme « extériorité » (bāhyatā) et l’impossibilité d’établir l’existence de l’objet externe......Page 490 V. La liberté (svātantrya) comme cause de la variété phénoménale : une supposition nécessaire......Page 499 I. La réfutation de l’externalisme équivaut-elle à la démonstration de l’idéalisme ?......Page 502 II. 1. Un appel à l’expérience, ou une inférence par « supposition nécessaire » (arthāpatti) ?......Page 505 II. 2. Le paradoxe de l’idéalisme : le problème de la conscience de l’identité de l’objet et du sujet......Page 506 II. 3. L’analyse du désir (icchā)......Page 509 II. 4. Si l’expérience de l’intériorité doit être inférée, l’intériorité est-elle un objet d’inférence ou un objet d’expérience ?......Page 518 III. 1. La prise de conscience (vimarśa), essence de la manifestation consciente (prakāśa) (ĪPK I, 5, 11)......Page 520 III. 1. 1. Ce que n’est pas l’essence de la manifestation consciente......Page 521 III. 1. 2. Ce qu’est l’essence de la manifestation consciente : la prise de conscience, liberté (svātantrya) et félicité (ānanda)......Page 527 III. 2. 1. Gloutonnerie, gourmandise, plaisir esthétique, félicité suprême......Page 533 III. 2. 2. L’objection de la douleur......Page 541 III. 2. 3. L’analyse du processus de la prise de conscience de l’objet : la passivité du sujet percevant n’est qu’un état intermédiaire......Page 545 III. 3. L’être-agent (kartrtva) de la conscience ou la liberté de se faire Autre (ĪPK I, 5, 15)......Page 550 III. 3. 1. La prise de conscience (vimarśa), point de convergence entre pouvoir de connaissance et pouvoir d’action......Page 553 III. 3. 2. Le sujet se fait objet : les pouvoirs de connaissance et d’action comme transformation de soi par soi......Page 555 III. 3. 3. Le sujet n’est pas objet : la liberté, transformation ludique du Soi en l’Autre......Page 560 III. 3. 4. L’argument de l’intentionnalité de la conscience : la liberté comme fondement de l’identité et de l’altérité......Page 564 IV. 1. 1. La sclérose de la différence – ou le Soi pris pour l’Autre......Page 568 IV. 1. 2. La sclérose de l’identité – ou l’Autre pris pour le Soi......Page 571 IV. 2. 1. Comment l’aliénation est-elle possible ?......Page 576 IV. 2. 2. La liberté, cause de l’aliénation – ou l’aliénation comme jeu (krīḍā )......Page 579 IV. 2. 3. La liberté, moyen de l’aliénation – ou l’aliénation comme réalisation de l’impossible......Page 587 IV. 3. L’aliénation est-elle une question ?......Page 594 I. 1. Le corollaire de la mise en évidence des pouvoirs du Seigneur : celle de l’impuissance de l’individu......Page 596 I. 1. 1. Le sujet empirique n’agit pas : le potier, c’est Śiva......Page 597 I. 1. 2. Le sujet empirique ne connaît pas et n’imagine pas : c’est la conscience absolue qui connaît et imagine en lui......Page 604 I. 2. La négation de la réalité d’autrui......Page 608 II. 1. L’impossibilité de la conscience de l’existence d’autrui dans le Vijñānavāda : le problème de la réification de l’Autre......Page 611 II. 2. La riposte du Vijñānavāda : l’altérité est connue par inférence......Page 615 II. 3. La critique de l’inférence d’autrui par le sautrāntika : l’impossibilité d’établir une relation causale......Page 618 II. 4. L’impossibilité de l’intersubjectivité dans la perspective du Vijñānavāda......Page 625 II. 5. La critique de la tentative même du Vijñānavāda pour établirl’existence d’autrui : la contradiction avec le principe de l’idéalisme......Page 629 III. 1. Ce que la théorie du Vijñānavāda et celle de la Pratyabhijñā ont en commun......Page 631 III. 2. Une différence essentielle : la conception du rapport entre connaissance et action......Page 633 III. 3. La conscience de l’existence d’autrui : perception, inférence, intuition devinante, reconnaissance......Page 642 III. 4. La reconnaissance d’autrui comme reconnaissance partielle du Soi......Page 651 III. 5. L’intersubjectivité selon la Pratyabhijñā......Page 654 IV. Conclusion : altérité (paratva) et compassion (krpā) dans la Pratyabhijñā......Page 658 Chapitre 9 Le statut ontologique de la différence dans la Pratyabhijñā......Page 668 I. 1. L’illusion intra-mondaine – contradiction (bādha) et manifestation incomplète (apūrṇakhyāti)......Page 669 I. 2. L’illusion intra-mondaine, illusion dans l’illusion : le saṃsāra comme rêve (svapna)......Page 675 II. 1. L’absence de contradiction (virodha) entre la conscience de la différence et celle de l’identité : la notion de fond (bhitti)......Page 681 II. 2. Les ciseaux de la māyā, ou l’appréhension exclusive de la différence......Page 687 III. En quoi la conscience de l’identité aussi est illusion : la critique de l’ontologie de l’Advaita Vedānta......Page 693 III. 1. La critique de la conception de la différence comme illusion inexplicable (anirvacanīya) dans l’Advaita Vedānta......Page 694 III. 2. Le désir d’agir (cikīrṣā) ou la différence (bheda) appréhendée dans sa non-différence (abheda) d’avec la conscience......Page 705 IV. 1. L’ambiguïté du concept d’identité : être-soi (ātmatā) et non-différence (abheda)......Page 707 IV. 2. Une ontologie de l’acte......Page 708 IV. 3. La différence comme déploiement de l’identité......Page 719 IV. 4. La différence comme voie (upāya )......Page 732 I. Du fondement de l’identité, de l’altérité et de la différence dans la Pratyabhijñā......Page 738 II. Des rôles de la raison et de l’expérience dans la Pratyabhijñā......Page 749 Bibliographie......Page 766 Index Général......Page 784 Index Locorum......Page 803 Index des Īśvarapratyabhijñākārikā et des passages de leurs commentaires cités dans cette étude......Page 806 Recent scholarship on Śaivism has significantly expanded our knowledge of the religious dimensions of Medieval Śaiva movements. However, the philosophical aspects displayed by some of the texts produced in these milieux remain largely unrecognized. The present study helps fill this lacuna by exploring the sophisticated and original philosophical system elaborated by the Kashmiri Śaiva nondualists Utpaladeva (fl. c. 925-975) and Abhinavagupta (fl. c. 975-1025). The book shows that this system cannot be reduced to a mere scriptural exegesis and examines the genesis of the main concepts found in the Pratyabhijñā ("Recognition") philosophy while taking into account the complexity of the philosophical field (already occupied by various currents, Buddhist as well as Brahmanical) in which Utpaladeva's thought was developed. Si les récents travaux de recherche consacrés au śivaïsme ont permis de mieux comprendre les dimensions religieuses des mouvements śivaïtes médiévaux, les aspects proprements philosophiques de certains des textes produits dans ces milieux demeurent largement méconnus. La présenté étude se propose de contribuer à combler cette lacune en explorant le système philosophique complexe et original élaboré par les śivaïtes non dualistes cachemiriens Utpaladeva (925-975) et Abhinavagupta (975-1025). Montrant que ce système ne se réduit pas à une exégèse scripturaire, l'ouvrage examine la genèse des concepts de la philosophie de la Pratyabhijñā ou "Reconnaissance" en prenant en compte la complexité du champ philosophique (déjà investi par divers courants aussi bien bouddhiques que brahmaniques) dans lequel la pensée d'Utpaladeva s'est développée
دانلود کتاب Le Soi et l’Autre : Identité, différence et altérité dans la philosophie de la Pratyabhijñā