Le parler arabe des Juifs de Tunis : Textes et documents linguistiques et ethnographiques
معرفی کتاب «Le parler arabe des Juifs de Tunis : Textes et documents linguistiques et ethnographiques» نوشتهٔ Cohen, David، منتشرشده توسط نشر De Gruyter De Gruyter Mouton در سال 2020. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.
Le signe ~ marque les voyelles nasales. Les quantités longue et brève sont notées respectivement par " et au-dessus du signe vocalique. De petites voyelles au-dessus de la ligne transcrivent des « ultra-brèves », purs éléments d'articulation, sans existence phonologique. Le signe de brève (") n'a été noté que pour les variantes vocaliques de a, qui seules peuvent revêtir deux quantités distinctes : longue (â), brève (â). La quantité des autres voyelles peut toujours être déduite du timbre qu'elles affectent : u, ù et i sont toujours morphologiquement longues, mais réalisées moyennes dans certaines positions (voir p. 13). Ces réalisations ont été différenciées par la présence ou l'absence du trait au-dessus du signe de la voyelle, a, o et o sont toujours brefs. La position de l'accent étant automatiquement déterminée par la structure de la forme (p. 13), elle n'a été indiquée par le signe -que dans quelques textes, à titre d'échantillons. VOYELLES I U) Brunschwig, Berbérie, p. 396. En fait elle prit rang de capitale sous l'almohade «Abd al-Mu'min qui, après avoir chassé les Normands, y avait laissé un gouverneur (1160). Mais jusqu'aux premiers IJafsides (AbS Zakarya ibn Abï IJafs, 1236), les troubles incessants entravèrent son développement. Cazès, Essai, p. 84. -Sur l'importance des écrivains juifs kairouanais aux IX e -X o siècles, voir Georges Vajda, Introduction à la pensée juive au Moyen Âge, Paris 1947, p. 63 et suiv. M) L'élégie porte le n° 169 dans l'édition du diwân par Jacob Egers, Berlin 1886. Les strophes additives concernant Tunis et Sousse se trouvent dans la version de l'éd. Cahana, Varsovie, I, p. 222. Voir N. Slouschz, Travels in North Africa, p. 221 et suiv. Sur le souvenir de contacts (au moin9 indirects) de Ibn îEzra avec les Juifs de Tunisie, voir ci-dessous, p. 107-108. aujourd'hui qu'elle est contenue dans des additions postérieures à l'élégie proprement dite. Ces additions, d'origine maghribine, sont elles-mêmes fort anciennes. Elles ne peuvent cependant pas porter témoignage sur le xn e siècle. Deux autres arguments peuvent être invoqués en faveur d'une présence aussi ancienne dans une agglomération qui n'était pas encore -tant s'en faut -une grande ville commerçante. D'abord l'existence d'une lettre de Maïmonide à son fils concernant les Juifs « entre Tunis et Alexandrie » ^^ Si cette lettre est authentique, on pourrait en faire remonter la date jusqu'à 1165, au cours du premier voyage de Maïmonide. Malheureusement rien de probant n'a été produit en faveur de son authenticité. Et par ailleurs, la lettre porte en fait sur les Juifs de Djerba que l'auteur a vus et généralise ensuite à tout le Maghrib : il se peut que Tunis ne soit nommé que comme point limite sans que cette mention implique l'existence de Juifs à Tunis même. Le second argument est dans la tradition judéo-arabe selon laquelle l'introduction des Juifs à Tunis s'est faite sous l'égide de Sidi Mahrez que la population musulmane regarde comme le saint patron de la ville. Or Sidi Mahrez a vécu au X e siècle ' 2 '. De fait la tradition est encore bien vivante et n'offre aucun trait particulièrement invraisemblable. Elle ne suffit cependant pas à asseoir la conviction, d'autant qu'aucune allusion n'y est faite dans les Manâqib du saint personnage. Quoi qu'il en soit, depuis les Almohades, la ville était interdite aux Juifs comme aux Chrétiens. Ceux-ci obtinrent, sous les Hafsides, le droit de vivre et d'entreposer leurs marchandises dans des fondouqs situés dans les faubourgs, en dehors des portes. Les Juifs purent avoir le leur qui semble avoir été situé près de Bâb al-Bahr (sous le régime du Protectorat : Porte de France), aux abords du lac de Tunis. D'après le témoignage de Léon l'Africain (livre V, chapitre xxi), un tel fondouq pouvait abriter une quarantaine de personnes. En fait il semble bien que celui des Juifs ne servait que d'hôtellerie : leur colonie, que le déclin de Kairouan rendait de plus en plus importante, devait être installée à un kilomètre des murailles dans le petit village de Melassine, dont Cazès dit que les Musulmans l'appelaient encore de son temps « ville des Juifs » (1 ' Elle est reproduite dans D. Cazès, Essai, p. 80-81. I 2 ' C'est par erreur que D. Cazès et d'autres historiens l'ont placé au XII e siècle. Voir Brunschwig, Berbérie, p. 416. -Sur la tradition de la fondation de la IJàra, voir M. Eisenbeth dans Revue africaine, 1952, p. 160. < 3 ) Je ne connais pas, pour ma part, cette appellation; mais la tradition juive parait avoir conservé un souvenir de l'occupation de ce village, d'ailleurs attestée, voir en particulier, Cazès, Essai, p. 76. -C'est au témoignage de Léon l'Africain (livre V, chap. xxi) que l'on doit de pouvoir situer le fondouq juif à Bâb el-Bahr. -Voir également Clarin de la Rive, Histoire de la Tunisie, p. 278 et suiv. -Une mention ancienne se trouve dans une consultation de Simon Duran (Cazès, Essai, p. 75). 1.
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