La querella de la secularización : teología política y filosofías de la historia de Hegel a Blumenberg
معرفی کتاب «La querella de la secularización : teología política y filosofías de la historia de Hegel a Blumenberg» نوشتهٔ Carl Patterson و Jean-Claude Monod، منتشرشده توسط نشر Amorrortu در سال 2015. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.
L'un des traits communement cite comme distinctif des Temps Modernes est la secularisatrion. Or ce concept, que la pensee allemande de Hegel a Weber, a constitue en instrument majeur d'interpretation de l'histoire occidentale, est marque par une profonde ambivalence: s'il peut recouvrir l'idee d'un declin du religieux comme secteur dominant de la vie sociale, il peut aussi bien viser un mouvements de transformation ou de transfert de schemes de valeur ou de concepts religieux ou theologiques au plan mondain . Selon la perspective adoptee, la physionomie des Temps Modernes s'en trouve changee: la pretention a fournir a la pensee et a l'action des fondements neufs et rationnels n'est-elle pas compromise, s'il s'avere que le contenu essentiel des representations modernes n'est rien d'autre qu'un ensemble d'heritages judeo-chretiens secularises? En mettant a jour la fonction polemique cachee de cette categorie de la secularisation, Hans Blumenberg a provoque dans la pensee contemporaine une vaste discussion. [Résumé en français] La catégorie de sécularisation constitue un instrument central d'interprétation de l'histoire moderne au sein de la philosophie et de la sociologie allemandes, de Hegel à Carl Schmitt. Elle est pourtant marquée par une profonde ambivalence, puisqu'elle désigne tantôt le retrait pur et simple de la religion comme sphère dominante de la vie sociale, tantôt le transfert de représentations, de schémes, de contenus religieux, dans la pensée et la société sécularisées. A ce dernier titre, elle est fréquemment employée pour faire apparaître les dettes inaperçues ou inconscientes de la rationalité moderne vis-à-vis de la religion dont celle-ci a prétendu s'émanciper ; d'où sa mise en cause par Hans Blumenberg comme "catégorie de l'illégitimité historique". Nous avons tenté, dans cette thèse, d'examiner la validité et les limites de cette critique, et par la même celle de la catégorie de sécularisation pour la compréhension du monde moderne. Nous avons retracé la constitution de la notion (verweltlichung ou sakularisierung) en catégorie d'interprétation de l'histoire du monde, telle que Hegel l'opère dans un souci de dépassement de l'opposition entre christianisme et temps modernes, et qui se voit ensuite appliquer dans la perspective d'une critique de la religion, puis des "religions de substitution". Nous avons souligné ce qui sépare ces analyses de l'usage "neutralisé" de la catégorie dans la sociologie de la modernité de Max Weber. Enfin, nous avons discuté certaines des "thèses de sécularisation" les plus reçues : celle qui pointe les transformations de notions théologiques en concepts juridiques (Schmitt) et celle qui voit dans les philosophies de l'histoire une sécularisation de l'eschatologie (Lowith). Si nous contestons ces thèses, la catégorie de sécularisation nous paraît toutefois irréductible à son usage polémique, et susceptible d'éclairer un mouvement de fond de l'histoire moderne Par Jean-claude Monod. Includes Bibliographical References (p. [293]-305) And Index.
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