La couronne ou l'auréole: royauté terrestre et chevalerie célestielle dans la légende arthurienne (XIIe-XIIIe siècles)
معرفی کتاب «La couronne ou l'auréole: royauté terrestre et chevalerie célestielle dans la légende arthurienne (XIIe-XIIIe siècles)» نوشتهٔ Catalina Gîrbea، منتشرشده توسط نشر Brepols Publishers در سال 2007. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.
Le roi Arthur et ses chevaliers fascinent les médiévaux. Ils connaissent un grand succès aux XIIe et XIIIe siècles, succès dont le secret réside dans la tension permanente qui s'établit entre deux systèmes de valeurs opposés : d'une part la royauté, centrée sur la Table Ronde, d'autre part la chevalerie celestielle, centrée sur le Graal, et qui met à l'honneur la vocation chevaleresque à la sainteté. Cette guerre des valeurs, chère à l'axiologie moderne, génère la complexité de la fiction arthurienne, et aussi celle des caractères qui y évoluent : les personnage qui ont enregistré le plus grand succès, précisément Lancelot ou Perceval, sont justement les indécis, systématiquement tiraillés entre les deux systèmes. La royauté rend maîtrisable un expace saugrenu, peuplé de monstres et de fées. Le but est d'instaurer une sorte de pax arthuriana et de façonner le monde par la force des armes. A la violence environnante, la royauté riposte par la répression légitime. Sur ce canevas la chevalerie celestielle surgit comme valeur différente, mais aussi comme anomalie. Elle oppose la parole et la compréhension à la violence armée. Son émergence est une tentative d'aseptiser un monde qui tire son charme de son bellicisme et de son mystère. C'est pourquoi le lecteur qui se penche sur les romans arthuriens se heurte continuellement à l'effondrement du sens dès qu'il essaie de leur donner une interprétation systématique. Cette incohérence est en grande partie le résultat du combat sourd des deux systèmes de valeurs concurrentiels, qui s'affrontent dans les profondeurs de la matière arthurienne comme les deux dragons sous la célèbre tour de Vertigier. Le roi Arthur et ses chevaliers fascinent les médiévaux. Ils connaissent un grand succès aux XII e et XIII e siècles, succès dont le secret réside dans la tension permanente qui s'établit entre deux systèmes de valeurs opposés: d'une part la royauté, centrée sur la Table Ronde, d'autre part la chevalerie celestielle, centrée sur le Graal, et qui met à l'honneur la vocation chevaleresque à la sainteté. Cette guerre des valeurs, chère à l'axiologie moderne, génère la complexité de la fiction arthurienne, et aussi celle des caractères qui y évoluent: les personnage qui ont enregistré le plus grand succès, précisément Lancelot ou Perceval, sont justement les indécis, systématiquement tiraillés entre les deux systèmes.La royauté rend maîtrisable un expace saugrenu, peuplé de monstres et de fées. Le but est d'instaurer une sorte de pax arthuriana et de façonner le monde par la force des armes. À la violence environnante, la royauté riposte par la répression légitime. Sur ce canevas la chevalerie celestielle surgit comme valeur différente, mais aussi comme anomalie. Elle oppose la parole et la compréhension à la violence armée. Son émergence est une tentative d'aseptiser un monde qui tire son charme de son bellicisme et de son mystère.C'est pourquoi le lecteur qui se penche sur les romans arthuriens se heurte continuellement à l'effondrement du sens dès qu'il essaie de leur donner une interprétation systématique. Cette incohérence est en grande partie le résultat du combat sourd des deux systèmes de valeurs concurrentiels, qui s'affrontent dans les profondeurs de la matière arthurienne comme les deux dragons sous la célèbre tour de Vertigier Cataline Gîrbea. Based On The Author's Thesis (doctoral--université De Poitiers, 2004) Presented Under The Title: Du Pouvoir Royal à La Chevalerie Celestielle. Includes Bibliographical References (p. 541-588) And Index.
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