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L' opium des élites : comment on a défait la France sans faire l'Europe

جلد کتاب L' opium des élites : comment on a défait la France sans faire l'Europe

معرفی کتاب «L' opium des élites : comment on a défait la France sans faire l'Europe» نوشتهٔ Morelle, Aquilino، منتشرشده توسط نشر Bernard Grasset در سال 2021. این کتاب در فرمت epub، زبان فرانسوی ارائه شده است.

Raymond Aron avait analysé en son temps l’emprise du communisme sur les esprits dans L’opium des intellectuels. Et si l’opium des élites était aujourd’hui l’européisme ? On nous endort tous les cinq ans en nous promettant des lendemains qui chantent, alors que les vrais choix politiques ont été opérés il y a plus de trente ans. Et n’ont jamais été expliqués aux Français, auxquels on a au contraire raconté des fables lénifiantes. « La gauche devrait-elle opter pour l’Europe contre le socialisme, ou pour le socialisme contre l’Europe ? » s’interrogeait François Mitterrand dans une longue tribune publiée dans Le Monde en 1968. Eh bien, c’est précisément François Mitterrand une fois Président qui, avec le tournant de mars 1983 puis l’Acte Unique européen de 1986, a fait prendre à la France puis à l’Europe entière le chemin du fédéralisme. De sorte que loin d’être un bouclier contre la dérégulation, comme il nous a été répété à l’envi, l’Europe fut la matrice, puis le vecteur de la mondialisation libérale. Mieux (ou pire) : ce sont les Français qui ont été les chevilles ouvrières du néo-capitalisme financier, les anglo-saxons ne faisant que s’engouffrer dans la brèche que nous avons nous-mêmes ouverte, avec Fabius et Beregovoy au pouvoir en France, Delors et Lamy à la tête de la commission européenne, Chavranski à l’OCDE, Trichet à la Banque centrale européenne (BCE), Camdessus au FMI et Lamy à l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). La civilisation européenne était supposée reposer sur l’État, plus l’État-Nation, plus l’État de droit, plus l’État-Providence. Or, l’État perd son pouvoir, l’État-Nation est voué aux gémonies au profit d’un fédéralisme hors-sol qui s’apparente à une religion politique, et l’État-Providence fut sacrifié, jusqu’au « quoi qu’il en coûte » de Macron, sur l’autel de la rigueur Maastrichienne. Cela s’appelle l’abdication d’une démocratie, selon la belle mise en garde de Pierre Mendès France: « L’abdication d’une démocratie: la délégation de tous les pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique ». Résultat : aucune majorité présidentielle ou parlementaire n’a été reconduite en France depuis 1983, le FN est passé de 0,8% des voix à plus de 25%, le pouvoir régalien parait illégitime ou impuissant, et ce que les élites appellent le « populisme » gronde. On connait la formule de Georges Bidault (ministre des Affaires étrangères) en 1953: « Faire l’Europe sans défaire la France ». Nous avons défait la France en catimini au nom de l’Europe, sans pour autant parvenir à faire l’Europe démocratique qu’attendent les peuples et pour laquelle plaide l’auteur. Nous avons en somme perdu sur les deux tableaux. Un sursaut est possible : après une analyse au scalpel de la décomposition française (première partie) et une déconstruction non moins rigoureuse de l'idéologie européenne (deuxième partie), c’est à quoi se consacre la troisième partie de cet ouvrage. Un essai politique de fond, puisant aux meilleures sources françaises et internationales, puissant et argumenté, qui fera date tant il remet en cause les opinions convenues. "Raymond Aron avait, en son temps, analysé l'emprise du communisme sur les esprits dans L'Opium des intellectuels. Aujourd'hui, l'opium des élites est l'européisme. Au lieu de 'faire l'Europe sans défaire la France,' selon l'heureuse formule de Georges Bidault, nous avons commencé de défaire la France sans pour autant faire l'Europe démocratique et respectueuse des nations que les peuples attendent. Nous sommes en train de perdre sur les deux tableaux, dans le silence et le déni. 'La France peut supporter la vérité' lançait il y a presque soixante-dix ans Pierre Mendès France. La vérité? Avec le 'tournant' de mars 1983, François Mitterrand a fait prendre à notre pays et à l'Europe le chemin du fédéralisme. Sans débat, sans contradicteur, sans consulter la Représentation nationale, il fit--seul--un choix décisif, pour lequel il n'avait pas été élu, et que les Français n'avaient pas approuvé. La vérité? C'est l'Europe, et non les États-Unis, qui a inventé la globalisation, le nouveau visage du capitalisme financiarisé et dérégulé. Ce sont des 'socialistes' français et non des libéraux anglo-saxons qui ont créé ce nouveau Moloch. La vérité? Cette globalisation a dicté sa loi aux États, imposé la 'politique unique' aux gouvernements, détournant les citoyens des urnes. La décomposition démocratique qui en a résulté est la cause principale de l'essor du Front national puis du Rassemblement national. L'élection d'Emmanuel Macron en 2017 fut le produit de cette décomposition. La vérité? Arguant de la nouvelle donne géopolitique, les élites européistes prônent désormais la constitution d'une 'souveraineté européenne.' Un tel 'empire,' s'il voyait le jour, signifierait l'effacement progressif des nations du Continent. Le temps est venu pour des élites redevenues patriotes de sauver la civilisation européenne et de refaire la France. Ce sont ces élites nouvelles qu'attendent nos concitoyens."--Page 4 of cover "Raymond Aron avait, en son temps, analysé l'emprise du communisme sur les esprits dans L'Opium des intellectuels. Aujourd'hui, l'opium des élites est l'européisme. Au lieu de "faire l'Europe sans défaire la France", selon l'heureuse formule de Georges Bidault, nous avons commencé de défaire la France sans pour autant faire l'Europe démocratique et respectueuse des nations que les peuples attendent. Nous sommes en train de perdre sur les deux tableaux, dans le silence et le déni. "La France peut supporter la vérité" lançait il y a presque soixante-dix ans Pierre Mendès France. La vérité ? Avec le "tournant" de mars 1983, François Mitterrand a fait prendre à notre pays et à l'Europe le chemin du fédéralisme. Sans débat, sans contradicteur, sans consulter la Représentation nationale, il fit - seul - un choix décisif, pour lequel il n'avait pas été élu, et que les Français n'avaient pas approuvé. La vérité ? C'est l'Europe, et non les États-Unis, qui a inventé la globalisation, le nouveau visage du capitalisme financiarisé et dérégulé. Ce sont des "socialistes" français et non des libéraux anglo-saxons qui ont créé ce nouveau Moloch. La vérité ? Cette globalisation a dicté sa loi aux États, imposé la "politique unique" aux gouvernements, détournant les citoyens des urnes. La décomposition démocratique qui en a résulté est la cause principale de l'essor du Front national puis du Rassemblement national. L'élection d'Emmanuel Macron en 2017 fut le produit de cette décomposition. La vérité ? Arguant de la nouvelle donne géopolitique, les élites européistes prônent désormais la constitution d'une "souveraineté européenne". Un tel "empire", s'il voyait le jour, signifierait l'effacement progressif des nations du Continent. Le temps est venu pour des élites redevenues patriotes de sauver la civilisation européenne et de refaire la France. Ce sont ces élites nouvelles qu'attendent nos concitoyens."-- Page 4 de la couverture
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