فقط هماتاقی من
Juste ma coloc (French Edition)
معرفی کتاب «فقط هماتاقی من» (با عنوان لاتین Juste ma coloc (French Edition)) نوشتهٔ Pauline Libersart، منتشرشده توسط نشر Audélo Editions در سال 2021. این کتاب در 6 صفحه، فرمت epub، زبان فرانسوی ارائه شده است.
IL VEUT S’EN SORTIR. ELLE CHERCHE UNE PROTECTION... __________________________________ Il y a deux ans, j’étais Slade Tomkins, le mec le plus populaire de l’université... mais ça, c’était avant les conneries, avant la prison. Depuis ma libération, j’enchaîne les boulots, tout en créchant dans un meublé merdique des bas-fonds. Quand un toxico s’attaque à ma jeune voisine, je le vire et il me donne l’idée du siècle : proposer à cette petite nana une colocation. À nous deux, on peut se payer un truc bien, en s’entraidant. Gabriela accepte. Elle nous déniche même un appartement de rêve au cœur du quartier mexicain. Seulement je ne parle pas un mot d’espagnol, et puis, je n’avais pas prévu que ma bébé-coloc allait devenir si belle, si désirable... une fille aussi géniale mérite tellement mieux qu’un mec comme moi. __________________________ Extrait : Bong. Bong. Bong. — J’sais que t’es là, petite salope ! hurle une voix d’homme hystérique dans le couloir de l’immeuble. Réveillé en sursaut, je me retourne, me collant l’oreiller sur la tête dans l’espoir de me rendormir, tout en remontant la couette avec un frisson de froid. Mais trois secondes plus tard, le bordel recommence : Bong. Bong. Bong. — Espèce de pute, ouvre cette lourde ! Le mec cogne comme un forcené. Bong. Bong. Bong. — Satanée garce, ouvre-moi ! En rogne parce que ce connard n’arrêtera pas son cirque si je n’interviens pas – inutile de compter sur les voisins –, je me lève d’un bond. J’attrape mon jean, tout en éternuant. J’enfile mon pull avec un nouveau frisson, le tissu est glacé. Un coup d’œil à ma montre confirme qu’il ne me reste que deux petites heures de sommeil. Cette tête de nœud va me foutre la paix. Il va cesser de taper comme un sourd en vociférant comme un malade ! J’ouvre violemment la porte du taudis qui me sert de logement au risque de la sortir de ses gonds. Le type est en train de se déchaîner contre l’entrée de l’appartement voisin. Je hurle pour couvrir le vacarme : — Elle n’est pas là ! En réalité, je n’en sais rien et je m’en branle, mais c’est la seule chose qui pourra le faire arrêter de s’acharner. Le mec met au moins cinq secondes à comprendre ce que j’ai braillé. Il se tourne vers moi dans la lumière blafarde du couloir. C’est un junky ravagé. Le visage émacié, il est maigre et ses yeux brillent de cette lueur caractéristique des toxicos en manque. Volontairement, je reste dans la zone obscure due à une ampoule grillée et jamais remplacée au-dessus de mon paillasson. Dans un vague éclair de lucidité, le type hésite, jugeant prudent de ne pas approcher un adversaire qu’il ne voit pas, comme je l’avais prévu. J’ai fréquenté trop de junkies... — Qu’est-ce que t’en sais ? finit-il par demander en essayant de se redresser pour se donner un semblant de prestance. — On entend tout d’un appart à l’autre. Elle n’est pas là. L’insonorisation est inexistante, le reste est faux. Rentré du boulot à deux heures du mat, je me suis effondré sur mon lit sans prêter la moindre attention à ce qui pouvait se passer ailleurs. Je vis dans ce taudis depuis trois semaines et j’ai pour principe de ne pas m’occuper des voisins. Jusqu’aux élucubrations de ce camé, il ne me serait pas venu à l’idée qu’il pouvait y avoir une fille seule dans ce bâtiment sordide. — C’est ma gamine, se sent obligé d’expliquer le junky. Elle me doit un paquet de fric, cette petite conne. Mais bien sûr ! Je ne réponds pas, ne voulant pas me retrouver embarqué dans une discussion sans fin avec un type dont les neurones sont cramés par les substances toxiques. — Je repasserai plus tard, décide-t-il en se frottant les bras avec ce geste caractéristique des drogués qui se piquent. IL VEUT SEN SORTIR. ELLE CHERCHE UNE PROTECTION... __ Il y a deux ans, jtais Slade Tomkins, le mec le plus populaire de luniversit... mais a, ctait avant les conneries, avant la prison. Depuis ma libration, jenchane les boulots, tout en crchant dans un meubl merdique des bas-fonds. Quand un toxico sattaque ma jeune voisine, je le vire et il me donne lide du sicle : proposer cette petite nana une colocation. nous deux, on peut se payer un truc bien, en sentraidant. Gabriela accepte. Elle nous dniche mme un appartement de rve au cur du quartier mexicain. Seulement je ne parle pas un mot despagnol, et puis, je navais pas prvu que ma bb-coloc allait devenir si belle, si dsirable... une fille aussi gniale mrite tellement mieux quun mec comme moi. __ Extrait : Bong. Bong. Bong. Jsais que tes l, petite salope ! hurle une voix dhomme hystrique dans le couloir de limmeuble. Rveill en sursaut, je me retourne, me collant loreiller sur la tte dans lespoir de me rendormir, tout en remontant la couette avec un frisson de froid. Mais trois secondes plus tard, le bordel recommence : Bong. Bong. Bong. Espce de pute, ouvre cette porte ! Le mec cogne comme un forcen. Bong. Bong. Bong. Satane garce, ouvre-moi ! En rogne parce que ce connard narrtera pas son cirque si je ninterviens pas inutile de compter sur les voisins , je me lve dun bond. Jattrape mon jean, tout en ternuant. Jenfile mon pull avec un nouveau frisson, le tissu est glac. Un coup dil ma montre confirme quil ne me reste que deux petites heures de sommeil. Cette tte de nud va me foutre la paix. Il va cesser de taper comme un sourd en vocifrant comme un malade ! Jouvre violemment la porte du taudis qui me sert de logement au risque de la sortir de ses gonds. Le type est en train de se dchaner contre lentre de lappartement voisin. Je hurle pour couvrir le vacarme : Elle nest pas l ! En ralit, je nen sais rien et je men branle, mais cest la seule chose qui pourra le faire arrter de sacharner. Le mec met au moins cinq secondes comprendre ce que jai braill. Il se tourne vers moi dans la lumire blafarde du couloir. Cest un junky ravag. Le visage maci, il est maigre et ses yeux brillent de cette lueur caractristique des toxicos en manque. Volontairement, je reste dans la zone obscure due une ampoule grille et jamais remplace au-dessus de mon paillasson. Dans un vague clair de lucidit, le type hsite, jugeant prudent de ne pas approcher un adversaire quil ne voit pas, comme je lavais prvu. Jai frquent trop de junkies... Quest-ce que ten sais ? finit-il par demander en essayant de se redresser pour se donner un semblant de prestance.
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