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Grève des stages, grève des femmes : anthologie d'une lutte féministe pour un salaire étudiant (2016-2019)

معرفی کتاب «Grève des stages, grève des femmes : anthologie d'une lutte féministe pour un salaire étudiant (2016-2019)» نوشتهٔ Annabelle Berthiaume, Amélie Poirier, Valérie Simard, Camille Tremblay-Fournier, Étienne Simard، منتشرشده توسط نشر Les Éditions du Remue-ménage در سال 2021. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.

"De 2016 à 2019, les comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE) ont mené une lutte contre l'exploitation du travail étudiant et pour la rémunération des stages. La mobilisation a touché 60 000 étudiant·e·s et, pour une première fois dans l'histoire du mouvement étudiant québécois, des milliers de stagiaires se sont mis·e·s en grève. Préfacée par George Caffentzis et Silvia Federici, cette anthologie retrace les temps forts d'une lutte étudiante et féministe singulière pour un salaire étudiant. Cet ouvrage s'apparente à une autopsie d'une mobilisation. Celle de la grève des stages lancée au Québec en 2016 et qui aura culminé en 2019 par l'obtention de la création de bourses dans seize programmes liés aux domaines de l'éducation, de la santé et des services sociaux, au sein des écoles de formation professionnelle, des cégeps et des universités. Une victoire sans précédent pour le mouvement étudiant depuis une quarantaine d'années. Or, pour les militantes et les militants qui ont vécu cette lutte de l'intérieur, les revendications dépassaient la simple rémunération des stages. Dans une perspective féministe, on invitait plutôt les grévistes à redéfinir le mouvement étudiant lui-même englué dans des rapports de pouvoir, à reconnaitre les études comme une forme de travail, à décentraliser les mouvements contestataires, à l'éclatement des méthodes du mouvement étudiant traditionnel. C'est que les stages ne se piquettent pas comme des cours. C'est que les stages reproduisent une forme d'aliénation propre au monde salarié, dans des domaines majoritairement constitués de femmes, sauf qu'il s'agit d'un travail gratuit, invisible. À travers les différents chapitres constitués de textes, de tracts et d'affiches qui proviennent des agissantes et agissants des Comités unitaires pour le travail étudiant (CUTE), on replonge dans la toute première grève des stages du Québec. De la fondation des CUTE aux tentatives de ralliement des autres branches de la gauche étudiante, en passant par l'organisation d'une grève qui s'articule de manière régionale et non nationale,--et qui arrive tout de même à faire écho à l'international,--jusqu'à la grève elle-même et tout ce qu'elle implique de sacrifices, de tensions et d'apprentissages. Pour nourrir les mouvements à venir, il était primordial pour les autrices de colliger les expériences et les témoignages de cette grève unique en son genre."-- Publisher's description Préface Liste des sigles Introduction CHAPITRE 1 Le contexte de formation des CUTE PAYER POUR TRAVAILLER, TRAVAILLER SANS ÊTRE PAYÉ·E·S Le calcul qu’on évite La dépendance qui tourmente Pas de salaire, pas de protection Faudrait pas se croire en vacances non plus! N’en avez-vous pas assez? Nous aussi on en a assez! APPEL À LA FORMATION DES COMITÉS UNITAIRES SUR LE TRAVAIL ÉTUDIANT LA BOURSE OU LA VIE «ON DEVRAIT NOUS PAYER POUR ÉTUDIER!» «LES STAGES NE DEVRAIENT PAS ÊTRE UN CALVAIRE!» (PSYCH)ANALYSE D’UNE GRÈVE CHAPITRE 2 Les études en tant que travail: l’argumentaire d’une revendication Convaincre les stagiaires Convaincre les féministes Convaincre les profs de gauche Convaincre les différentes tendances au sein de la gauche étudiante LE MÉPRIS COMME SALAIRE DE NOTRE PEINE LA GRÈVE DES STAGES EST UNE GRÈVE DES FEMMES À la recherche du temps perdu Le temps impayé ne revient plus Plus qu’un salaire étudiant Il n’y a plus de temps à perdre CONTRE LES VIOLENCES SEXUELLES, ORGANISONS-NOUS EN TANT QUE TRAVAILLEUSES! J’ÉTUDIE, POUR TRAVAILLER PLUS, POUR FAIRE MOINS D’ARGENT, POUR ÉTUDIER PLUS... Travailler maintenant, être payé·e tout de suite: le cas de la France et du Québec Un salaire pour faire ses devoirs: la tentative des États-Unis et de l’Ontario Profs de tous les pays, qui fait votre café? WAGES FOR STUDENTS... ET ÇA CONTINUE! DU TEMPS LIBRE SALAIRE CRITIQUE: SUR LA RÉMUNÉRATION DES STAGES ET LE SALAIRE ÉTUDIANT AVEC GEORGE CAFFENTZIS Wages for Students et la transformation des universités: notes sur son histoire et sa défense Pour répondre à la critique Critique A: un salaire pour les étudiant·e·s marchandise davantage l’éducation et affaiblit son potentiel révolutionnaire Critique B: le salaire étudiant encourage la salarisation d’activités qui ne devraient pas être salariées Critique C: le travail étudiant ne crée pas de valeur. Il est difficilement mesurable et ne profite pas strictement au capital LES LUTTES DES CUTE SONT FILLES DU MOUVEMENT DU SALAIRE AU TRAVAIL MÉNAGER L’Italie, berceau du mouvement L’école, prolongement du foyer Une théorie conçue pour l’action Le salaire comme révélateur du travail invisible des femmes Unir les femmes Libérer une stratégie de lutte Quelle résonance aujourd’hui? CHAPITRE 3 Des études aux stages APPRENDRE SANS COMPTER CULTURE À LA CHAÎNE EXPLOITATION DES FEMMES ET RACISME DANS LA SANTÉ: UNE PILULE DIFFICILE À AVALER POUR LES STAGIAIRES L’ÉCOLE QUI TE REMET À TA PLACE C’est bien de valeur «Parle don’ comme moé...» «... pis pense comme moé» Une course à obstacles Se bercer d’illusions AUGMENTATION DES HEURES DE STAGE DE TRAVAIL SOCIAL: NOS BESOINS EN FORMATION OU LEUR BESOIN EN CHEAP LABOR Mise à jour du baccalauréat en travail social à l’UQAM La rémunération des stages: levier de transformation des conditions étudiantes JE SUIS ÉTUDIANTE SAGE-FEMME LES STAGES, DU TRAVAIL SANS DROITS Rémunération plutôt que compensation Et la conciliation travail-famille, parlons-en! LA CRÈME DE LA CRÈME A TOURNÉ: CAPACITISME, HANDICAP ET SANTÉ MENTALE Le capacitisme en stage et à l’école Qu’est-ce que le capacitisme? Capacitisme, capitalisme et production La reconnaissance dans tous les milieux (écoles, stages, travail) Pourquoi être reconnues comme travailleuses? Mettre fin à la compétition LE SOIN, C’EST POUR LES AUTRES DISCOURS DU 8 MARS D’UNE MÈRE AUX ÉTUDES EN SOCIOLOGIE EN STAGE, ON M’A RETOURNÉ·E DANS LE PLACARD Straight, cis passing et politique de la respectabilité: pourquoi il s’agit d’un enjeu de travail? L’exemple des stages Un salaire contre le straight, cis passing en stage PASSIONS EXPLOITABLES Art is fun Art is love FAIRE SA PLACE L’imposteur et la flûte de champagne Se serrer les coudes – pousser des coudes «Et tes projets? Tu travailles sur quoi en ce moment?» CHAPITRE 4 Pour que cesse le travail gratuit: l’élargissement de la lutte ASSEZ L’EXPLOITATION DES STAGIAIRES! RÉSISTANCE AU G7: DES STAGIAIRES DU QUÉBEC LANCENT UN APPEL MONDIAL À LA GRÈVE DES STAGES «ALL THE WORK WE DO AS WOMEN 3» Corps, sexualité et travail Shamer Une armée de réserve pour le travail reproductif Les conditions d’un travail non reconnu Une lutte commune pour la reconnaissance du travail reproductif PAS DE SALAIRE? PAS DE STAGIAIRE! POUR L’ABOLITION DES STAGES! Critique de la séparation Il fut un temps... La désorganisation et l’ordre C’pas un stage qu’on veut, c’est d’l’argent! Vers une société sans école PROPOSITION POUR LE CONTRÔLE OUVRIER DE LA PRODUCTION DES SAVOIRS UN SALAIRE CONTRE L’ÉCOLE LA GRÈVE DES STAGES, POURSUITE D’UNE LUTTE INTERNATIONALE Après deux ans, il est temps de défoncer des portes Au-delà du travail gratuit des stagiaires FRIC AND DESIRE La gratuité, toujours une «zone à défendre»? «L’amour ne paie pas les factures23» CHAPITRE 5 Vers la grève: l’émergence des coalitions régionales MOURIR SANS QUORUM Une collaboration bidon Une lutte renouvelée Une alternative viable FONDATION DE LA COALITION MONTRÉALAISE POUR LA RÉMUNÉRATION DES STAGES Pourquoi unir et élargir les luttes pour la rémunération des stages? Pourquoi maintenant? Qui peut s’impliquer? Pourquoi une coalition régionale? La CRAIES: «TU PENSAIS QU’C’TAIT ÇA QUE C’TAIT, MAIS C’TAIT PAS ÇA QUE C’TAIT» Origines Plus qu’une guerre de mots De l’appartenance... ... à l’exclusion La pointe de l’iceberg À qui la CRAIES? Récapitulatif d’une récupération PLAN D’ACTION VERS LA GRÈVE DES STAGES LA RÉPLIQUE AUTONOME EN CRIS CONTRE LES STAGES NON RÉMUNÉRÉS! LES URNES, LA RUE, LA GRÈVE RÉFLEXION SUR LA GRÈVE DES STAGES ET LA RECONFIGURATION DU MOUVEMENT ÉTUDIANT LETTRE OUVERTE AUX PARTIS POLITIQUES ET À LEURS CANDIDAT·E·S 15 000 JOURNAUX QUI SE DISTRIBUENT TOUT SEULS ET PENDANT CE TEMPS EN RÉGION... Quels besoins? Visibiliser notre travail UNE APPARENCE DE CONTRADICTION Responsabilité et codépendance Décentralisation et luttes de tendances CHAPITRE 6 La grève et son bilan UN GOUVERNEMENT DE LA CAQ, ET PUIS QUOI APRÈS? LE MOUVEMENT DE GRÈVE POUR LA RÉMUNÉRATION DES STAGES CONTINUERA À L’HIVER 2019: PAS DE SALAIRE, PAS DE STAGIAIRE! LA GRÈVE QUI FAIT PEUR AVIS DE GRÈVE GRÈVE DES STAGES: UN INCONTOURNABLE REDOUTABLE Grève des stages, grève des femmes! STAGIAIRE EN CALVAIRE #1 STAGIAIRE EN CALVAIRE #2 STAGIAIRE EN CALVAIRE #3 STAGIAIRE EN CALVAIRE #4 STAGIAIRE EN CALVAIRE #5 NE NOUS REPRÉSENTEZ PAS, ON S’EN CHARGE! L’uqamocentrisme4 n’est pas inclusif Se réapproprier le discours Grève des femmes ou la grève d’être une femme Plus qu’une demande, une tentative d’organisation RÉTROACTIF, EN ESPÈCES, PARTOUT, POUR TOUT ET MAINTENANT Le salaire comme stratégie Aliéné·e·s sans travail Défendre l’autonomie jusqu’au bout Désirer mieux CACHEZ CE TRAVAIL Faire ses classes! Refuser le travail ou refuser de travailler? TU TRAVAILLES POUR QUI? UNE GRÈVE, TROIS RÉCITS Fiction permanente L’exécution La pièce manquante47 Épilogue DÉCENTRALISATION ET AUTONOMIE RÉGIONALE DANS LA GRÈVE DES STAGES Un mouvement sens dessus dessous Saint-Jérôme ne s’est pas faite en un jour La manie des grosses manifs La tentation du national Le chauvinisme régional: effet pervers de la décentralisation «Ça me fait bien de la peine, personne n’écrit sur Saint-Jérôme» Épilogue Postface Faire la pute, c’est aussi travailler Remerciements « De 2016 à 2019, les comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE) ont mené une lutte contre l'exploitation du travail étudiant et pour la rémunération des stages. La mobilisation a touché 60 000 étudiant·e·s et, pour une première fois dans l'histoire du mouvement étudiant québécois, des milliers de stagiaires se sont mis·e·s en grève. Préfacée par George Caffentzis et Silvia Federici, cette anthologie retrace les temps forts d'une lutte étudiante et féministe singulière pour un salaire étudiant. Cet ouvrage s'apparente à une autopsie d'une mobilisation. Celle de la grève des stages lancée au Québec en 2016 et qui aura culminé en 2019 par l'obtention de la création de bourses dans seize programmes liés aux domaines de l'éducation, de la santé et des services sociaux, au sein des écoles de formation professionnelle, des cégeps et des universités. Une victoire sans précédent pour le mouvement étudiant depuis une quarantaine d'années. Or, pour les militantes et les militants qui ont vécu cette lutte de l'intérieur, les revendications dépassaient la simple rémunération des stages. Dans une perspective féministe, on invitait plutôt les grévistes à redéfinir le mouvement étudiant lui-même englué dans des rapports de pouvoir, à reconnaitre les études comme une forme de travail, à décentraliser les mouvements contestataires, à l'éclatement des méthodes du mouvement étudiant traditionnel. C'est que les stages ne se piquettent pas comme des cours. C'est que les stages reproduisent une forme d'aliénation propre au monde salarié, dans des domaines majoritairement constitués de femmes, sauf qu'il s'agit d'un travail gratuit, invisible. À travers les différents chapitres constitués de textes, de tracts et d'affiches qui proviennent des agissantes et agissants des Comités unitaires pour le travail étudiant (CUTE), on replonge dans la toute première grève des stages du Québec. De la fondation des CUTE aux tentatives de ralliement des autres branches de la gauche étudiante, en passant par l'organisation d'une grève qui s'articule de manière régionale et non nationale,--et qui arrive tout de même à faire écho à l'international,--jusqu'à la grève elle-même et tout ce qu'elle implique de sacrifices, de tensions et d'apprentissages. Pour nourrir les mouvements à venir, il était primordial pour les autrices de colliger les expériences et les témoignages de cette grève unique en son genre.»-- Fourni par l'éditeur

Grève des stages, grève des femmes retrace les temps forts d'une lutte étudiante et féministe pour un salaire étudiant et documente la mobilisation organisée dans diverses régions du Québec de 2016 à 2019. Puisant à l'analyse féministe du travail de reproduction, les militantes des Comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE) ont voulu montrer que les stages perpétuent une forme d'aliénation propre au monde salarié, dans des domaines majoritairement constitués de femmes, comme la santé, l'éducation, le travail social et la culture. Ce faisant, elles ont complètement changé le visage du mouvement étudiant.« Les analyses et les leçons à tirer de Grève des stages, grève des femmes seront essentielles pour les mouvements à venir. En plus de présenter une analyse théorique révolutionnaire de ce qu'est le travail étudiant aujourd'hui, et de démontrer puissamment les multiples façons dont la lutte étudiante est aussi une lutte féministe, l'ouvrage est une source exemplaire de réflexions stratégiques. » — Silvia Federici et George Caffentzis, extrait de la préface

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