George Sand à Nohant - Une maison d'artiste (La librairie du XXIe siècle) (French Edition)
معرفی کتاب «George Sand à Nohant - Une maison d'artiste (La librairie du XXIe siècle) (French Edition)» نوشتهٔ Michelle, Perrot، منتشرشده توسط نشر Editions du Seuil; Seuil در سال 2018. این کتاب در فرمت epub، زبان فرانسوی ارائه شده است.
" Il est difficile de parler de Nohant sans dire quelque chose qui ait rapport à ma vie présente ou passée ", écrivait George Sand. C'est par Nohant, par sa maison, que je l'ai rencontrée. À vrai dire, elle ne fut pas un modèle de ma jeunesse. Pour " la bonne dame ", je n'éprouvaispas d'attirance. Ses romans, La Petite Fadette, etc., que la grand-mère de Marcel Proust tenait en si haute estime, me paraissaient bons pour les distributions de prix. Je participais à la dépréciation dont Sand a été victime après sa mort. Je la trouvais d'un âge qui n'avait plus grand-chose à dire aux filles de Simone de Beauvoir, dont je me revendiquais.Ma découverte fut en partie fortuite. La demeure de l'Indre, héritée de sa grand-mère, représente ses racines, mais aussi un refuge contre Paris, qui fit sa renommée et qu'elle n'aimait pas, une "oasis " propice au travail : elle y écrivit l'essentiel de son œuvre, comme Chopin y composa la majeure partie de la sienne. Nohant, elle en rêvait comme d'un phalanstère d'artistes, une communauté égalitaire, un endroit de création et d'échanges par la musique (Liszt, Chopin, PaulineViardot), la peinture (Delacroix, Rousseau), l'écriture (Flaubert, Dumas, Fromentin, Renan, Tourgueniev...), le théâtre, la conversation.Ce lieu, Sand l'a investi. L'art y établit la communion des cœurs et des esprits. C'est aussi une cellule politique, inspirée par le socialisme de Pierre Leroux, noyau républicain support de journaux et ferment subversif des manières de vivre et de penser. Nohant est le creuset d'une utopie, pénétrée par le désir de changer le monde.Pas plus que personne, Sand n'a réalisé son rêve. Aujourd'hui, il nous reste ce lieu, de pierre et de papier, témoin d'une histoire d'amour aux accents infinis.Michelle Perrot ""Il est difficile de parler de Nohant sans dire quelque chose qui ait rapport à ma vie présente ou passée", écrivait George Sand. C'est par Nohant, par sa maison, que je l'ai rencontrée. À vrai dire, elle ne fut pas un modèle de ma jeunesse. Pour "la bonne dame", je n'éprouvais pas d'attirance. Ses romans, La Petite Fadette, etc., que la grand-mère de Marcel Proust tenait en si haute estime, me paraissaient bons pour les distributions de prix. Je participais à la dépréciation dont Sand a été victime après sa mort. Je la trouvais d'un âge qui n'avait plus grand-chose à dire aux filles de Simone de Beauvoir, dont je me revendiquais. Ma découverte fut en partie fortuite. La demeure de l'Indre, héritée de sa grand-mère, représente ses racines, mais aussi un refuge contre Paris, qui fit sa renommée et qu'elle n'aimait pas, une "oasis" propice au travail : elle y écrivit l'essentiel de son oeuvre, comme Chopin y composa la majeure partie de la sienne. Nohant, elle en rêvait comme d'un phalanstère d'artistes, une communauté égalitaire, un endroit de création et d'échanges par la musique (Liszt, Chopin, Pauline Viardot), la peinture (Delacroix, Rousseau), l'écriture (Flaubert, Dumas, Fromentin, Renan, Tourgueniev...), le théâtre, la conversation. Ce lieu, Sand l'a investi. L'art y établit la communion des coeurs et des esprits. C'est aussi une cellule politique, inspirée par le socialisme de Pierre Leroux, noyau républicain support de journaux et ferment subversif des manières de vivre et de penser. Nohant est le creuset d'une utopie, pénétrée par le désir de changer le monde. Pas plus que personne, Sand n'a réalisé son rêve. Aujourd'hui, il nous reste ce lieu, de pierre et de papier, témoin d'une histoire d'amour aux accents infinis."--Page 4 of cover ""Il est difficile de parler de Nohant sans dire quelque chose qui ait rapport à ma vie présente ou passée ", écrivait George Sand. C'est par Nohant, par sa maison, que je l'ai rencontrée. A vrai dire, elle ne fut pas un modèle de ma jeunesse. Pour " la bonne dame", je n'éprouvais pas d'attirance. Ses romans, La Petite Fadette, etc., que la grand-mère de Marcel Proust tenait en si haute estime, me paraissaient bons pour les distributions de prix. Je participais à la dépréciation dont Sand a été victime après sa mort. Je la trouvais d'un âge qui n'avait plus grand-chose à dire aux filles de Simone de Beauvoir, dont je me revendiquais. Ma découverte fut en partie fortuite. La demeure de l'Indre, héritée de sa grand-mère, représente ses racines, mais aussi un refuge contre Paris, qui fit sa renommée et qu'elle n'aimait pas, une " oasis " propice au travail : elle y écrivit l'essentiel de son oeuvre, comme Chopin y composa la majeure partie de la sienne. Nohant, elle en rêvait comme d'un phalanstère d'artistes, une communauté égalitaire, un endroit de création et d'échanges par la musique (Liszt, Chopin, Pauline Viardot), la peinture (Delacroix, Rousseau), l'écriture (Flaubert, Dumas, Fromentin, Renan, Tourgueniev...), le théâtre, la conversation. Ce lieu, Sand l'a investi. L'art y établit la communion des coeurs et des esprits. C'est aussi une cellule politique, inspirée par le socialisme de Pierre Leroux, noyau républicain support de journaux et ferment subversif des manières de vivre et de penser. Nohant est le creuset d'une utopie, pénétrée par le désir de changer le monde. Pas plus que personne, Sand n'a réalisé son rêve. Aujourd'hui, il nous reste ce lieu, de pierre et de papier, témoin d'une histoire d'amour aux accents infinis." " Il est difficile de parler de Nohant sans dire quelque chose qui ait rapport ma vie prsente ou passe ", crivait George Sand. C'est par Nohant, par sa maison, que je l'ai rencontre. vrai dire, elle ne fut pas un modle de ma jeunesse. Pour " la bonne dame ", je n'prouvais pas d'attirance. Ses romans, La Petite Fadette, etc., que la grand-mre de Marcel Proust tenait en si haute estime, me paraissaient bons pour les distributions de prix. Je participais la dprciation dont Sand a t victime aprs sa mort. Je la trouvais d'un ge qui n'avait plus grand-chose dire aux filles de Simone de Beauvoir, dont je me revendiquais. Ma dcouverte fut en partie fortuite. La demeure de l'Indre, hrite de sa grand-mre, reprsente ses racines, mais aussi un refuge contre Paris, qui fit sa renomme et qu'elle n'aimait pas, une " oasis " propice au travail : elle y crivit l'essentiel de son uvre, comme Chopin y composa la majeure partie de la sienne. Nohant, elle en rvait comme d'un phalanstre d'artistes, une communaut galitaire, un endroit de cration et d'changes par la musique (Liszt, Chopin, Pauline Viardot), la peinture (Delacroix, Rousseau), l'criture (Flaubert, Dumas, Fromentin, Renan, Tourgueniev...), le thtre, la conversation. Ce lieu, Sand l'a investi. L'art y tablit la communion des curs et des esprits. C'est aussi une cellule politique, inspire par le socialisme de Pierre Leroux, noyau rpublicain support de journaux et ferment subversif des manires de vivre et de penser. Nohant est le creuset d'une utopie, pntre par le dsir de changer le monde. Pas plus que personne, Sand n'a ralis son rve. Aujourd'hui, il nous reste ce lieu, de pierre et de papier, tmoin d'une histoire d'amour aux accents infinis. Michelle Perrot "It's hard to talk about Nohant without saying something about my present or past life," George Sand wrote. It was by Nohant, by her house, that I met her. To tell the truth, she was not a model of my youth. For "the good lady", I did not have attraction. His novels, La Petite Fadette , etc., which the grandmother of Marcel Proust held in such high esteem, seemed to me to be good for the distribution of prizes. I participated in the depreciation Sand suffered after his death. I found her of an age which had little more to say to the girls of Simone de Beauvoir, of which I claimed myself. My discovery was partly fortuitous. The home of the Indre, inherited from her grandmother, represents her roots, but also a refuge against Paris, which made her fame and she did not like, an "oasis" conducive to work: she wrote there essential of his work, as Chopin composed most of his own. Nohant, she dreamed of it as a phalanstery of artists, an egalitarian community, a place of creation and exchange through music (Liszt, Chopin, Pauline Viardot), painting (Delacroix, Rousseau), writing ( Flaubert, Dumas, Fromentin, Renan, Turgenev ...), theater, conversation. This place, Sand has invested. Art establishes the communion of hearts and minds. It is also a political unit, inspired by the socialism of Pierre Leroux, republican core support of newspapers and ferment subversive ways of living and thinking. Nohant is the crucible of a utopia, penetrated by the desire to change the world. No more than anyone, Sand did not realize her dream. Today, we have this place of stone and paper, witness of a love story with infinite accents. --Seuil "C'est dans sa maison de Nohant, dans l'Indre, que G. Sand écrivit la majeure partie de son œuvre et accueillit de nombreux musiciens, écrivains et peintres. Cette demeure, qu'elle envisageait comme une sorte de phalanstère, fut aussi un lieu privilégié pour l'expression politique, dans la filiation de la doctrine socialiste de Pierre Leroux."--BANQ Professeure émérite des universités, Michelle Perrot a notamment codirigé avec Georges Duby l'Histoire des femmes en Occident (Plon, 1991-1992, 5 vol.) et est l'auteur au Seuil de "Mon" histoire des femmes (2006) et, dans "La Librairie du XXIe siècle", d'Histoire de chambres (2009, prix Femina Essai) Michelle Perrot. Includes Bibliographical References (pages 429-431).
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