Face à Gaïa : huit conférences sur le nouveau régime climatique
معرفی کتاب «Face à Gaïa : huit conférences sur le nouveau régime climatique» نوشتهٔ Bruno Latour، منتشرشده توسط نشر La Découverte. این کتاب در فرمت epub، زبان فرانسوی ارائه شده است.
Présentation de l'éditeur James Lovelock n'a pas eu de chance avec l'hypothèse Gaïa. En nommant par ce vieux mythe grec le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre, on a cru qu'il parlait d'un organisme unique, d'un thermostat géant, voire d'une Providence divine. Rien n'était plus éloigné de sa tentative. Gaïa n'est pas le Globe, n'est pas la Terre-Mère, n'est pas une déesse païenne, mais elle n'est pas non plus la Nature, telle qu'on l'imagine depuis le XVII e siècle, cette Nature qui sert de pendant à la subjectivité humaine. La Nature constituait l'arrière-plan de nos actions. Or, à cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan et monte sur scène. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entrés dans la géohistoire. C'est l'époque de l'Anthropocène. Avec le risque d'une guerre de tous contre tous. L'ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Cet être, loin d'être stable et rassurant, semble constitué d'un ensemble de boucles de rétroactions en perpétuel bouleversement. Gaïa est le nom qui lui convient le mieux. En explorant les mille figures de Gaïa, on peut déplier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une éthique, une politique, une étrange conception des sciences et, surtout, une économie et même une théologie. Biographie de l'auteur Bruno Latour, philosophe et sociologue des sciences, est professeur à Sciences-Po Paris et professeur associé à la London School of Economics. Il a écrit de nombreux ouvrages et articles sur l'anthropologie du monde moderne, traduits dans le monde entier. Son dernier livre, publié à La Découverte, Enquête sur les modes d'existence (2012), revisite le cœur de notre vie collective, de ses régimes de vérité : les sciences, les techniques, mais aussi le droit, la religion, la politique et, bien sûr, l'économie. Face à Gaïa est issu d'un cycle de six conférences prononcées à l'université d'Édimbourg, dans le cadre des prestigieuses " conférences Gifford ", où l'ont précédé Whitehead, Bergson, James, Arendt, Aron ... James Lovelock n'a pas eu de chance avec l'hypothèse Gaïa. En nommant par ce vieux mythe grec le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre, on a cru qu'il parlait d'un organisme unique, d'un thermostat géant, voire d'une Providence divine. Rien n'était plus éloigné de sa tentative. Gaïa n'est pas le Globe, n'est pas la Terre-Mère, n'est pas une déesse païenne, mais elle n'est pas non plus la Nature, telle qu'on l'imagine depuis le XVIIe siècle, cette Nature qui sert de pendant à la subjectivité humaine. La Nature constituait l'arrière-plan de nos actions. Or, à cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan et monte sur scène. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entrés dans la géohistoire. C'est l'époque de l'Anthropocène. Avec le risque d'une guerre de tous contre tous. L'ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Cet être, loin d'être stable et rassurant, semble constitué d'un ensemble de boucles de rétroactions en perpétuel bouleversement. Gaïa est le nom qui lui convient le mieux. En explorant les mille figures de Gaïa, on peut déplier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une éthique, une politique, une étrange conception des sciences et, surtout, une économie et même une théologie. Pages de début Introduction 1re conférence. Sur l'instabilité de la (notion de) nature 2e conférence. Comment ne pas (dés)animer la nature 3e conférence. Gaïa, figure (enfin profane) de la nature 4e conférence. L'Anthropocène et la destruction (de l'image) du Globe 5e conférence. Comment convoquer les différents peuples (de la nature) ? 6e conférence. Comment (ne pas) en finir avec la fin des temps ? 7e conférence. Les États (de nature) entre guerre et paix 8e conférence. Comment gouverner des territoires (naturels) en lutte ?Bibliographie Pages de fin "James Lovelock n'a pas eu de chance avec l'hypothèse Gaïa. En nommant par ce vieux mythe grec le système fragile et complexe par lequel les phénomènes vivants modifient la Terre, on a cru qu'il parlait d'un organisme unique, d'un thermostat géant, voire d'une Providence divine. Rien n'était plus éloigné de sa tentative. Gaïa n'est pas le Globe, n'est pas la Terre-Mère, n'est pas une déesse païenne, mais elle n'est pas non plus la Nature, telle qu'on l'imagine depuis le XVIIe siècle, cette Nature qui sert de pendant à la subjectivité humaine. La Nature constituait l'arrière-plan de nos actions. Or, à cause des effets imprévus de l'histoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l'arrière-plan et monte sur scène. L'air, les océans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entrés dans la géohistoire. C'est l'époque de l'Anthropocène. Avec le risque d'une guerre de tous contre tous. L'ancienne Nature disparaît et laisse la place à un être dont il est difficile de prévoir les manifestations. Cet être, loin d'être stable et rassurant, semble constitué d'un ensemble de boucles de rétroactions en perpétuel bouleversement. Gaïa est le nom qui lui convient le mieux. En explorant les mille figures de Gaïa, on peut déplier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une éthique, une politique, une étrange conception des sciences et, surtout, une économie et même une théologie" -- Back cover James Lovelock n鈥檃 pas eu de chance avec l鈥檋ypoth猫se Ga茂a. En nommant par ce vieux mythe grec le syst猫me fragile et complexe par lequel les ph茅nom猫nes vivants modifient la Terre, on a cru qu鈥檌l parlait d鈥檜n organisme unique, d鈥檜n thermostat g茅ant, voire d鈥檜ne Providence divine. Rien n鈥櫭?ait plus 茅loign茅 de sa tentative. Ga茂a n鈥檈st pas le Globe, n鈥檈st pas la Terre-M猫re, n鈥檈st pas une d茅esse pa茂enne, mais elle n鈥檈st pas non plus la Nature, telle qu鈥檕n l鈥檌magine depuis le XVIIe si猫cle, cette Nature qui sert de pendant 脿 la subjectivit茅 humaine. La Nature constituait l鈥檃rri猫re-plan de nos actions. Or, 脿 cause des effets impr茅vus de l鈥檋istoire humaine, ce que nous regroupions sous le nom de Nature quitte l鈥檃rri猫re-plan et monte sur sc猫ne. L鈥檃ir, les oc茅ans, les glaciers, le climat, les sols, tout ce que nous avons rendu instable, interagit avec nous. Nous sommes entr茅s dans la g茅ohistoire. C鈥檈st l鈥櫭、oque de l鈥橝nthropoc猫ne. Avec le risque d鈥檜ne guerre de tous contre tous. L鈥檃ncienne Nature dispara卯t et laisse la place 脿 un 锚tre dont il est difficile de pr茅voir les manifestations. Cet 锚tre, loin d鈥櫭猼re stable et rassurant, semble constitu茅 d鈥檜n ensemble de boucles de r茅troactions en perp茅tuel bouleversement. Ga茂a est le nom qui lui convient le mieux. En explorant les mille figures de Ga茂a, on peut d茅plier tout ce que la notion de Nature avait confondu : une 茅thique, une politique, une 茅trange conception des sciences et, surtout, une 茅conomie et m锚me une th茅ologie. Bruno Latour. Eight Lectures. Includes Bibliographical References (pages 375-396).
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