Église et pouvoir dans la péninsule Ibérique: Les ordres militaires dans le royaume de Castille (1252-1369)
معرفی کتاب «Église et pouvoir dans la péninsule Ibérique: Les ordres militaires dans le royaume de Castille (1252-1369)» نوشتهٔ Philippe Josserand; préface de Robert Durand et Pierre Guichard، منتشرشده توسط نشر Casa de Velázquez در سال 2004. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.
La décennie 1250, qui voit la consolidation du processus de reconquête chrétienne, passe souvent pour le début d'un déclin des ordresmilitaires. Une analyse détaillée des sources, inédites pour la plupart, montre qu'après le milieu du XIIIe siècle les ordres militaires n'entrent nullement en décadence. Si leur profil religieux s'atténue au XIVe siècle, une ouverture croissante aux valeurs chevaleresques les rapproche de la noblesse. La monarchie castillane réagit en les utilisant pour affermir son propre pouvoir et les soumet à un patronage de fait qui, tout en pérennisant leur position sociale, les réduit à une logique nationale étrangère au principe universel qui était le leur. SOMMAIRE Préface Remerciements Avertissement Introduction Première partie. Maintien et mutations : l'image des ordres militaires dans la société castillane Introduction de la première partie Les ordres militaires castillans en question ? I. – Les difficultés du contexte international II. – Critiques et contestation des ordres militaires III. – Un courant continu d’exaltation En marge de l’économie de la grâce I. – Un instrument de salut en mode mineur II. – Un décalage par rapport aux attentes nouvelles III. – En quête de la faveur du public Le théâtre d’honneur et de chevalerie I. – Au cœur des préoccupations nobiliaires II. – Au diapason des usages aristocratiques III. – À la rencontre des idéaux de la chevalerie Conclusion Deuxième partie. Les ordres militaires dans la société castillane : l'adaptation à une conjoncture nouvelle Introduction de la deuxième partie La guerre comme devoir I. – La continuité du combat contre l’Islam II. — La valeur militaire d’un corps spécialisé III. – Le prix du service armé L’argent comme besoin I. – La prospérité économique en question II. – La solution du système commanditaire III. — Le développement d’une économie rentière La noblesse pour appui I. – Le développement du recrutement nobiliaire II. – Une communauté d’intérêts III. – Une profonde transformation interne Conclusion Troisième partie. En quête d'une soumission : le pouvoir royal castillan et les ordres militaires Introduction de la troisième partie Une logique seigneuriale I. – La limitation de l’expansion patrimoniale II. – La restriction des prérogatives juridictionnelles III. – Les résistances à l’extension du contrôle royal Une logique instrumentale I. – Le choix d’un responsable de confiance II. – L’association des maîtres au service curial III. – La liaison à la personne du souverain Une logique nationale I. - Un engagement originel à l’échelle de la chrétienté latine II. – La soumission des ordres hispaniques au modèle territorial III. – La réduction de l’Hôpital à une logique nationale Conclusion Conclusion générale Sources et bibliographie Note de l’auteur Sources Bibliographie Annexes Les statuts santiaguistes de Pelayo Pérez Correa Résumés, index, tables Résumé Resumen Summary Table des cartes Table des figures Table des généalogies Table des tableaux Index La décennie 1250, qui voit la consolidation du processus de reconquête chrétienne avec l'intégration de l'Andalousie bétique au royaume de Castille, passe souvent pour le début d'un déclin des ordres militaires, dont la vocation de lutter contre les infidèles aurait dès lors perdu sa raison d'être. Le présent ouvrage remet en question cette idée reçue. Une analyse détaillée des sources, dont certaines restaient inédites, montre qu'après le milieu du XIIIe siècle les ordres militaires, alors moins étudiés qu'à leurs débuts, n'entrent nullement en décadence. Leur image auprès des contemporains demeure positive et, si leur profil religieux s'atténue au XIVe siècle, une ouverture croissante aux valeurs chevaleresques les rapproche de la noblesse. Inquiète d'une telle communauté d'intérêts susceptible d'entraver ses prétentions absolutistes, la monarchie castillane réagit en s'efforçant d'utiliser les milices pour affermir son propre pouvoir et les soumet à un patronage de fait qui, tout en pérennisant leur position sociale, les réduit bien avant l'époque des Rois Catholiques à une logique nationale étrangère au principe universel qui était le leur. Ancien membre de l'École Normale Supérieure de Fontenay -Saint-Cloud et de la section scientifique de la Casa de Velázquez, Philippe Josserand est maître de conférences en histoire médiévale à l'Université de Nantes. À partir du cas hispanique, il a consacré l'essentiel de ses recherches aux ordres militaires, dont il prépare aux Éditions Fayard, en coordination avec Nicole Bériou, un dictionnaire pour le Moyen Âge européen La décennie 1250, qui voit la consolidation du processus de reconquête chrétienne avec l'intégration de l'Andalousie bétique au royaume de Castille, passe souvent pour le début d'un déclin des ordres militaires, dont la vocation de lutter contre les infidèles aurait dès lors perdu sa raison d'être. Le présent ouvrage remet en question cette idée reçue. Une analyse détaillée des sources, dont certaines restaient inédites, montre qu'après le milieu du XIIIe siècle les ordres militaires, alors moins étudiés qu'à leurs débuts, n'entrent nullement en décadence. Leur image auprès des contemporains demeure positive et, si leur profil religieux s'atténue au XIVe siècle, une ouverture croissante aux valeurs chevaleresques les rapproche de la noblesse. Inquiète d'une telle communauté d'intérêts susceptible d'entraver ses prétentions absolutistes, la monarchie castillane réagit en s'efforçant d'utiliser les milices pour affermir son propre pouvoir et les soumet à un patronage de fait qui, tout en pérennisant leur position sociale, les réduit bien avant l'époque des Rois Catholiques à une logique nationale étrangère au principe universel qui était le leur. À la mémoire de mon père. À ma mère, à Pierre. Le trois qui se répétait : et aussi le fait que depuis trois jours, justement, j'errais en liberté (parce que, je l'avoue, je suis affecté d'une névrose trinitaire légère mais tenace dont je ne sais comment elle s'est formée et fixée). Leonardo Sciascia, Todo modo Philippe Josserand ; Préface De Robert Durand Et Pierre Guichard. Includes Bibliographical References And Index. Summaries In English, French And Spanish.
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