Approches du bilinguisme latin-français au Moyen Âge: linguistique, codicologie, esthétique (Collection d’études médiévales de Nice 11)
معرفی کتاب «Approches du bilinguisme latin-français au Moyen Âge: linguistique, codicologie, esthétique (Collection d’études médiévales de Nice 11)» نوشتهٔ Le Briz, S. (editor);Veysseyre, G. (editor)، منتشرشده توسط نشر Brepols Publishers در سال 2010. این کتاب در فرمت pdf، زبان فرانسوی ارائه شده است.
Le Moyen Âge a vu naître les langues romanes. L’émergence progressive de ces nouveaux systèmes linguistiques, puis leur accession à l’écrit et à la littérature, n’a pourtant pas rendu caduc l’usage du latin. Témoignent de cette résistance du latin la diglossie de nombreux locuteurs, auteurs ou copistes médiévaux, ainsi que le bilinguisme courant de leurs énoncés et de leurs productions textuelles. Ces phénomènes ont été éclairés et illustrés par d’abondants travaux dont l’apport est régulièrement signalé par les auteurs de ce volume. L’originalité du présent recueil tient au fait qu’y sont analysées les modalités de cohabitation du latin et de la langue d’oïl dans les textes du Moyen Âge central et tardif. Cette réflexion collective, adossée à un souci permanent de définition théorique, se montre attentive à l’évolution chronologique, depuis les Psautiers bilingues du xiie siècle jusqu’aux imprimés du xvie siècle. Elle est sensible aussi à des enjeux variables, depuis l’enseignement élémentaire de la grammaire ou du vocabulaire jusqu’à la mise en œuvre de dispositifs esthétiques complexes. En s’appuyant sur les témoins — pour la plupart manuscrits — qu’a pu susciter la double compétence linguistique médiévale, les auteurs du volume interrogent la conception des textes bilingues, leurs conditions d’élaboration, leur transmission, leur réception. L’insertion souvent discrète de fragments latins au sein de textes français, tout comme la présence plus rare de la langue d’oïl au sein de manuscrits latins, se lit alors comme un mode d’expression aussi raffiné que spontané, susceptible d’enrichir les usages prévus pour le texte enchâssant. Au-delà, l’ensemble de ces études permet d’entrevoir la conscience linguistique des locuteurs du Moyen Âge. Front matter (“Remerciements”, “Abréviations”), p. 1 Free Access Les rapports entre latin et langue d’oïl en France septentrionale (xiie-xve s.): hiérarchie, concurrence ou complémentarité? Pour le repérage et l’analyse de textes médiévaux bilingues, p. 13 Stéphanie Le Briz, Géraldine Veysseyre https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4432 Le statut du français dans le glossaire latin-français du ms. de Montpellier H110, p. 37 Pierre Nobel https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4433 Le lexique de la civilisation romaine au Moyen Âge: de la diglossie à l’interlinguisme, p. 63 Frédéric Duval https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4434 Latin et textes scientifiques français: bilinguisme, ignorance ou terminologie?, p. 81 Joëlle Ducos https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4435 «Voy doncques o liseur a quans mault nous sommes obligiez». La traduction de la Vie de Christine l’Admirable de Thomas de Cantimpré, p. 99 Anne-Françoise Leurquin-Labie https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4436 Les psautiers bilingues latin / français dans l’Angleterre du xiie siècle. Affirmation d’une langue et d’une écriture, p. 167 Christine Ruby https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4437 Latin et langues vernaculaires dans les traces écrites de la parole vive des prédicateurs (xiiie-xive siècles), p. 191 Nicole Bériou https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4438 La traduction des Disticha Catonis par Jean Le Fèvre: Perspectives codicologiques, p. 207 Françoise Vielliard https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4439 Du bilinguisme français-latin dans le commentaire aux Aphorismes d’Hippocrate par Martin de Saint-Gilles (1362-1363), manuscrit bnf, fr. 24246 (1429-1430), p. 239 Isabelle Vedrenne-Fajolles https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4440 Composition et réception médiévale de la lettre bilingue de Grâce de Dieu au Pèlerin (Guillaume de Digulleville, Le Pèlerinage de l’âme, vers 1593-1784), p. 283 Stéphanie Le Briz, Géraldine Veysseyre https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4441 Deux théâtres, deux bilinguismes, p. 359 Jean-Pierre Bordier https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4442 Le bilinguisme dans les Matines de la Vierge de Martial d’Auvergne, p. 393 Marie-Laure Savoye https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4443 L’oraison mariale et son modèle. Étude sur l’insertion du texte latin dans la prière poétique en français (Louenges de Nostre Dame..., Paris, Michel Le Noir, s. d. [après 1506]), p. 411 Gérard Gros https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4444 Conclusions, p. 441 Anne Grondeux https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4445 Bibliographie; Index des noms et des œuvres; Index des cotes de manuscrits et des références d’imprimés anciens, p. 451 Stéphanie Le Briz, Géraldine Veysseyre Free Access Illustrations couleurs, p. 511 https://doi.org/10.1484/M.CEM-EB.3.4446 Back matter (“Table des illustrations”, “Table des matières”), p. 519 Le Moyen Âge a vu naître les langues romanes. L’émergence progressive de ces nouveaux systèmes linguistiques, puis leur accession à l’écrit et à la littérature, n’a pourtant pas rendu caduc l’usage du latin. Témoignent de cette résistance du latin la diglossie de nombreux locuteurs, auteurs ou copistes médiévaux, ainsi que le bilinguisme courant de leurs énoncés et de leurs productions textuelles. Ces phénomènes ont été éclairés et illustrés par d’abondants travaux dont l’apport est régulièrement signalé par les auteurs de ce volume.L’originalité du présent recueil tient au fait qu’y sont analysées les modalités de cohabitation du latin et de la langue d’oïl dans les textes du Moyen Âge central et tardif. Cette réflexion collective, adossée à un souci permanent de définition théorique, se montre attentive à l’évolution chronologique, depuis les Psautiers bilingues du xii e siècle jusqu’aux imprimés du xvi e siècle. Elle est sensible aussi à des enjeux variables, depuis l’enseignement élémentaire de la grammaire ou du vocabulaire jusqu’à la mise en œuvre de dispositifs esthétiques complexes. En s’appuyant sur les témoins — pour la plupart manuscrits — qu’a pu susciter la double compétence linguistique médiévale, les auteurs du volume interrogent la conception des textes bilingues, leurs conditions d’élaboration, leur transmission, leur réception. L’insertion souvent discrète de fragments latins au sein de textes français, tout comme la présence plus rare de la langue d’oïl au sein de manuscrits latins, se lit alors comme un mode d’expression aussi raffiné que spontané, susceptible d’enrichir les usages prévus pour le texte enchâssant. Au-delà, l’ensemble de ces études permet d’entrevoir la conscience linguistique des locuteurs du Moyen Âge
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